Mali : la nouvelle mission de la Cédéao a rencontré la junte et IBK

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Kinshasa, 23 août 2020 (ACP) .-  La nouvelle mission de la Cédéao  a rencontré  à Bamako samedi la junte militaire qui a pris le pouvoir au Mali et le président Ibrahim Boubacar Keïta, chassé du pouvoir, mardi 18 août,  trois ans avant la fin de son second mandat, ont annoncé les médias locaux reçus dimanche à Kinshasa.

La délégation de l’organisation ouest-africaine, conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan était revenue au Mali, après l’échec de sa médiation dans la fronde du M5 contre le président Keïta, avant l’éviction du pouvoir de ce dernier, rapportent les sources.

Cette délégation de la Cédéao a eu  plusieurs rendez-vous, à commencer par celui de samedi avec une délégation de la junte, à savoir les membres du Comité national pour le salut du peuple qui ont pris le pouvoir.

Ensuite, en début de soirée, la délégation a rendu  visite à près d’une vingtaine de détenus. Parmi eux, le président Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé.

Les discussions se sont poursuivies dimanche, notamment avec un entretien avec les membres de la Cour constitutionnelle du Mali. La junte, en effet, n’a pas suspendu la Constitution malienne.

Le représentant de la Cédéao au Mali a déjà engagé des contacts avec la junte et avait déjà préparé le terrain aux  qu’avait conduits Goodluck Jonathan, indiquent les sources, soulignant que cette rencontre a eu effectivement lieu, vendredi, avec le représentant de la Cédéao à Bamako, Hamidou Boly.  Elle s’est bien passée puisque la junte avait accepté d’accueillir à bras ouverts la délégation  qui était attendue samedi.

Par ailleurs, les militaires qui ont pris le pouvoir  ont montré quand même des signes d’ouverture. Ils ont compris les condamnations de principe et puis, dans la sous-région, on commence à dire qu’il faut chercher une solution pacifique.

Par exemple le samedi matin, un diplomate avait confié à la presse que des pays importants comme la Côte d’Ivoire ont certes fermement condamné le coup d’État mais que le président Alassane Ouattara n’est pas contre le Mali, n’est pas contre les Maliens, et qu’avec ses paires, il aidera à faire ce qui est bien pour ce pays frère. Donc, tout le monde finalement semble souhaiter une solution pacifique. ACP/CL/NIG