La jeunesse appelée à user des mécanismes légaux pour le rappel de ses droits auprès de l’Etat

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Kinshasa, 24 Août 2020 (ACP).- Le Président de l’ONG «Dynamique pour le développement de Kisenso » (DDK), Anicet Mifya Mulala, appelle la jeunesse congolaise, particulièrement celle de sa commune de Kisenso, à user de tous les moyens légaux pour rappeler à l’Etat ses devoirs régaliens de promouvoir le bien être social des populations et le développement durable.

Anicet Mifya a lancé cet appel, lors d’une conférence débat organisée dimanche par la DDK, en collaboration avec l’Asbl « The English club of the young of Kisenso » (ECYK) au cours de la quelle il a interpellé la jeunesse à jouer pleinement son rôle d’acteur de développement.

Fort de ce rôle, a-t-il précisé, la jeunesse détient le plein pouvoir de réclamer aux acteurs majeurs que sont les autorités politico administratives, les élus locaux et nationaux, les chefs religieux et les notables la redevabilité à la base, faute de quoi, une pétition devra leur être adressée.

Il a demandé aux élus de recueillir les préoccupations et les désidératas de la population  pour en faire des plaidoyers à mener aux instances attitrées.

Par ailleurs, le président a fait le credo pour qu’à la croissance démographique observée actuellement à Kisenso s’accompagne celle économique car un fossé entre les deux indicateurs  conduit  inexorablement à la pauvreté de la population  et à la délinquance juvénile.

Myfia a enfin énuméré des paramètres qui concourent au développement d’une entité mais qui font défaut à sa commune. Il s’agit entre autres, d’un plan de développement de l’entité, d’une volonté de changement de mentalité, de l’existence d’un leadership capable et de la présence des infrastructures de base.

Kisenso : de la cité dortoir à la commune urbanisée

Pour sa part, Mme Béatrice Kindia, bourgmestre adjointe de Kisenso, de 2002 à 2008, a révélé que la commune actuelle urbanisée, reconnue comme telle  par l’ordonnance du 20 décembre 1968 était considérée jadis comme une cité dortoir. Cela, parce que les populations sortaient très tôt le matin pour aller vaquer à leurs affaires ailleurs, pour ne rentrer que tard  la nuit pour dormir.

Mme  Kindia a indiqué que cette  commune urbano rurale  s’étend sur une superficie de 16,5 kilomètres carré et regorge 403.694 habitants. La municipalité caractérisée par un relief accidenté n’a pas de ressources suffisantes. Elle a encouragé les jeunes à travailler pour le rayonnement de leur milieu de vie sans attendre les appuis extérieurs.

ACP/ODM/May/NKV