Revue de presse du lundi, 24 août 2020

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L’actualité dans plusieurs journaux parus lundi à Kinshasa tourne autour des entreprises du Portefeuille.

Agence Congolaise de Presse (ACP) ouvre sur la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA). La presse publique précise que le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a insisté, dans sa communication aux ministres lors de la 45ème réunion du Conseil, sur l’urgence à débloquer 5.000.000 USD,  montant arrêté au cours des réunions antérieures du Conseil, pour la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), une société étatique productrice du diamant industriel, basée au Kasaï Oriental.

Dans son compte-rendu, le porte-parole du gouvernement, le ministre d’Etat et ministre de la Communication et médias, Jolino Makelele, ajoute la presse officielle, a fait savoir que le Chef de l’Etat  a également instruit le ministre du Portefeuille de diligenter un audit sur la Société Anhui-Congo d’Investissement Minier (SACIM), qui exploite le gisement diamantifère de Tshibwe en territoire de Miabi, dans le cadre d’un partenariat à parts égales entre le partenaire chinois et l’Etat congolais.

Tout en déplorant que la MIBA n’ait plus jamais profité des revenus de la SACIM,  le Chef de l’Etat a souligné que le but de cet audit est de dégager les droits et obligations des parties et d’organiser dans le meilleur délai la transformation de cette société en Société anonyme comme cela est prévu dans l’Accord de partenariat entre parties et de la doter d’un Conseil d’administration qui donnera des orientations sur la gestion sociale et va la contrôler.

La MIBA, rappelle l’agence nationale, qui constituait la fierté de toute la Nation, est tombée en faillite suite à la détérioration de ses infrastructures de production et à la mégestion.

ACP revient sur le retour à Kinshasa samedi de Martin Fayulu et Mozito. Le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 et président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE),  Martin Fayulu, rappelle le média public, a regagné Kinshasa samedi, en provenance de Bruxelles via Addis-Abeba, après plusieurs mois d’absence au pays.

Accompagné de l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, président du parti Nouvel Elan,  tous deux membres de la coalition « LAMUKA », Martin Fayulu était confiné pendant plus de 5 mois aux USA, à cause de la fermeture des vols internationaux suite à la pandémie de Coronavirus, avant d’entreprendre une tournée en Europe également très touchée par cette pandémie.

Des milliers de sympathisants, cadres et membres des partis politiques membres de la coalition LAMUKA étaient venus les accueillir à l’aéroport international de Ndjili.

Forum des As planche sur l’effondrement de l’agro-alimentaire de Bukanga Lonzo, soulignant que le cabinet de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo plaide non coupable.
Avec force images, écrit le journal, les services de l’ancien Premier ministre présentent les réalisations de ses deux premières années de gestion du projet, rien à voir avec l’état de délabrement actuel de ce parc agro- industriel, quatre ans après le départ de son initiateur de la Primature.

Les images de l’effondrement du projet pilote de parc agro-industriel de Bukanga Lonzo (PAIBL) ont donné lieu à des commentaires de tous genres. Certains vont jusqu’à mettre en cause l’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo. Le cabinet rappelle que le projet avait démarré en 2014 et le Premier ministre Matata avait quitté ses fonctions deux ans plus tard, en en 2016.  » Entre 2016 et 2020, il y a eu deux autres Premiers ministres et plusieurs ministres de l’Agriculture.

Expliquez-nous messieurs et dames comment celui qui a supervisé les deux premières années d’un projet doit être responsable de ce qui est advenu aux 4 dernières années du projet ?, conclut le quotidien..

Prospérité ouvre sur le même dossier en donnant les vrai et faux rapports d’audit de Ernest and Young sur le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Selon la consœur, ceux qui veulent à tout prix la tête du PM Matata, pour des raisons que nous ne voulons pas révélées ici, ont oublié de dire : i) que ce rapport était provisoire et n’avait jamais été signé par l’audité (Africom) comme les règles les prescrivent ; ii) qu’il y a une réponse de Africom à ce rapport qui n’a jamais été distribué ; et finalement iii) que Ernst & Young avait dû reprendre le rapport d’audit.

Pourquoi ces omissions ? Parce que le vrai rapport d’audit n’incrimine pas le PM Matata. Evidemment une telle conclusion n’est pas bonne pour ceux qui cherchent sa tête, écrit le quotidien.