Une mission de la communauté internationale en Guinée pour relancer le dialogue politique dans la perspective de la présidentielle

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Kinshasa, 25 août 2020 (ACP).– En prélude à l’élection présidentielle prévue le 18 octobre en Guinée, une mission mixte composée de représentants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU), séjourne en Guinée depuis deux jours, pour la relance du dialogue politique entre différents acteurs politiques, ont annoncé les médias locaux reçus mardi à Kinshasa.

La mission mixte comprend Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et plusieurs autres personnalités du continent dont Pierre Buyoya, ancien président du Burundi pour le compte de l’UA, Jean-Claude Kassi Brou pour le compte de la CEDEAO et les ministres des Affaires étrangères du Nigeria et du Burkina Faso, indiquent les sources.

La mission a rencontré les partis politiques de la majorité présidentielle, ceux de l’opposition au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) et les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Joint au téléphone lundi, un responsable du gouvernement guinéen ayant requis l’anonymat a affirmé que la mission se penchait sur les conditions de l’organisation de l’élection présidentielle prévue en octobre et l’implication de tous les acteurs concernés.

Selon lui, les membres de la mission mixte ont largement abordé avec les partis politiques et des représentants de la société civile guinéenne, des questions relatives au processus électoral en vue d’un scrutin paisible, transparent et inclusif, gage de la paix dans le pays et dans la sous-région ouest-africaine.

La discordance entre le gouvernement guinéen et les partis politiques de l’opposition dite « Républicaine » se trouve en partie au niveau du fichier électoral qui contiendrait plus de 2 millions d’électeurs fictifs. Les partis de l’opposition estiment que le maintien de ces 2 millions d’électeurs fictifs sur un total de plus de 6 millions d’électeurs, compromet le processus électoral en cours et ne permet pas d’aboutir à un scrutin fiable et transparent. ACP/Fng/GGK/Thd