Centrafrique : la MINUSCA met en garde les groupes armés qui violent l’accord de paix

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Kinshasa, 27 Août 2020 (ACP).– La Mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA) met en garde les groupes armés qui continuent de violer l’accord de paix du 6 février 2019 à travers la perpétuation des violences à l’endroit des populations civiles, ont rapporté jeudi les médias internationaux, citant le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro.

La MINUSCA s’appuiera sur sa position de facilitateur de l’accord de paix et sur son mandat pour obliger les groupes armés réfractaires à se conformer aux dispositions de l’accord, y compris par l’usage de la force, a affirmé M. Monteiro lors d’une conférence de presse.

C’est dans cette perspective, a-t-il soutenu, que la MINUSCA et le gouvernement centrafricain ont lancé dans le nord-ouest de la Centrafrique l’opération « A la londö » (« déguerpissez » en Sango, la langue nationale centrafricaine), contre les positions du groupe armé 3R.

Cette opération lancée depuis mi-juillet a permis aux forces conjointes composées de casques bleus et des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) de reconquérir les positions tenues par les éléments des 3R après la signature de l’accord de paix, notamment les villes centrafricaines de Niem, de Yéléwa, de Koui et de Bocaranga (nord-ouest), a indiqué M. Monteiro.

Ange-Maxime Kazaguin, porte-parole du gouvernement et ministre centrafricain de la Communication et des Médias, a insisté lors de la même conférence de presse sur la nécessité du rétablissement de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire centrafricain.

L’opération « A la londö » a été décidée par le gouvernement et la MINUSCA à la suite des exactions commises par les hommes à la solde d’Abass Sidiki Mahamat, chef du groupe 3R. ACP/Kayu/ODM/Awa/MNI