Leila Zerrougui rassure du retrait progressif de la MONUSCO

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 Kinshasa, 3 sept. 2020 (ACP).-La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) va présenter cette année le rapport sur son retrait progressif, a annoncé, mercredi, la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Leila Zerrougui, lors de la conférence de presse hebdomadaire tenue à Kinshasa.

Leila Zerrougui a fait savoir qu’à l’heure actuelle, la mission onusienne n’est présente que dans six provinces selon son plan de retrait progressif, insistant sur le fait que la mission n’est pas éternelle.

Au sujet de l’insécurité dans le territoire de Beni au Nord Kivu, elle a affirmé qu’il y a eu beaucoup de progrès qu’il ne faut pas sous-estimer. « Aujourd’hui, les groupes armés sont certes dispersés, ils n’ont pas été vaincus mais ils sont loin des zones où la population faisaient de l’agriculture et du business. Ces zones-là sont contrôlées par les FARDC. Nous sommes ensemble dans ces zones, nous travaillons ensemble, nous opérons aussi souvent dans ces zones avec les FARDC », a-t-elle dit.

Pour la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, le défit reste de maintenir la pression pour éloigner définitivement ces groupes de leurs zones d’opérations, afin qu’ils ne puissent plus avoir accès à la population pour lui faire peur et commettre des exactions sur elle.

Quant aux accusations portées contre les forces onusiennes qui seraient complices des groupes armés, la cheffe de la MONUSCO a jugé ces critiques d’illogique de la part de ceux qui veulent démoraliser les soldats de la paix afin de semer le doute.

«L’objectif des Nations Unies est de travailler ensemble avec le gouvernement pour réduire la nuisance des groupes armés et protéger la population civile. Lorsqu’on parle de la protection civile ce n’est pas faire la guerre comme une armée régulière. La protection des populations c’est notamment permettre la population d’exploiter ses terres », a-t-elle argué, soulignant que la mission utilise le maximum de ses troupes alors qu’elle prépare des rapports à présenter aux autorités de l’ONU et du gouvernement congolais.

Rappelons que la mission onusienne est en RDC depuis  novembre 1999, sous la dénomination MONUC (Mission de l’organisation des Nations Unies en RDC), avant d’être remplacée par la MONUSCO, consécutivement à son nouveau mandat qui l’autorise d’utiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils, du personnel chargé de défendre les droits de l’homme se trouvant sous la menace imminente des violences physiques, et pour appuyer le gouvernement de la RDC dans ses efforts de stabiliser et consolider la paix.ACP/GGK