La Commission européenne propose des critères communs pour les restrictions de voyage liées au COVID-19

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Kinshasa, 06 septembre 2020 (ACP).- La Commission européenne a dévoilé vendredi un plan pour une approche coordonnée de la restriction de déplacement résultant de mesures mises en œuvre par des Etats membres individuels pour freiner la propagation du coronavirus, indiquent les médias étrangers reçus dimanche à Kinshasa.

Dans une proposition au Conseil européen, la Commission a indiqué qu’elle souhaitait  que les restrictions à la libre circulation soient coordonnées et clairement communiquées au niveau de l’Union européenne, précisent les sources.

La Commission a appelé à l’adoption de critères et des seuils communs destinés aux États membres lorsqu’ils doivent établir s’il y a lieu d’instaurer des restrictions en matière de déplacements, notamment par l’utilisation d’un code couleurs établi de commun accord, pour les mesures appliquées aux voyageurs en provenance de zones à haut risque ainsi que la communication au public d’informations claires et disponibles en temps utile en ce qui concerne toute restriction.

Les critères visent à éliminer la grande disparité entre les critères nationaux régissant l’instauration de mesures restreignant la libre circulation au sein de l’Union européenne. Le code couleurs proposé regroupera les pays en quatre catégories : vert, orange, rouge et gris.

La Commission a recommandé de prendre en considération le nombre total de nouvelle infections pour 100.000 personnes dans une zone donnée sur une période de 14 jours, le pourcentage de tests du COVID-19 positifs et le nombre de tests effectués pour 100.000 personnes dans une zone donnée au cours d’une période de sept jours.

Elle a également exhorté les Etats membres de l’Union à ne pas restreindre les voyages en provenance d’Etats où le nombre de nouveaux cas est inférieur à 50 pour 100.000 sur une période de 14 jours ou lorsque le pourcentage de tests positifs de tous les tests du COVID-19 dans une zone donnée est inférieur à 3%. « Nous devons éviter de nouvelles perturbations d’économies déjà fragiles et une incertitude supplémentaire pour les citoyens qui ont fait d’énormes sacrifices. Ils attendent cela de nous après tant de mois à vivre avec le COVID-19 », a déclaré la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides.

Le commissaire à la justice Didier Reynders a pour sa part noté que « notre droit de circuler librement dans l’Union européenne a été fortement impacté par la pandémie …Nous proposons des critères simples, applicables sans discrimination, faciles à respecter par les États membres et permettant d’informer correctement les Européens’’. ACP/CL/Fmb