Les violences économiques : une des formes de violences basées sur le genre (VBG), selon l’ARMDE

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Kinshasa, 7 Septembre 2020 (ACP).- Mme Brigitte Ebanza, présidente de l’Association de réinsertion des mineurs délinquants et de droits de l’enfant (ARMDE), située dans la commune de Bumbu, a indiqué lundi au cours d’un entretien avec l’ACP, que plusieurs femmes africaines sont victimes des violences économiques sans pour autant s’en rendre compte, et les Congolaises n’en sont pas épargnées.

Mme Ebanza, qui donnait son point de vue en rapport avec des innovations apportées à la stratégie nationale des violences basées sur le genre (SNVBG) révisée, a dit que derrière le terme «  violence économique », se cache une forme d’emprise de l’homme sur la femme  au sein du couple.

La violence économique désigne aussi les actes de contrôle et de monitorage du comportement d’une femme en termes d’utilisation et de distribution de l’argent, avec la menace pérenne de la priver des ressources économiques, a expliqué la présidente de l’ARMDE.

Pour elle, « Empêcher une femme à avoir un travail et des recettes financières personnelles, à utiliser ses propres ressources selon sa volonté, confisquer le salaire d’une femme, gérer seul le patrimoine familial, interdire à sa conjointe de travailler », sont là, les quelques violences économiques faites aux femmes.

Mme Ebanza a lancé un appel à la prise en compte de cette autre forme des violences basée sur le genre qui oblige les femmes à être complètement dépendantes et a demandé à celles-ci de dénoncer au « 122 », numéro vert gratuit du gouvernement afin que l’auteur de ces VSBG soit réellement puni. ACP/ODM/May/NKV