Amnesty International se préoccupe de la concrétisation  de la protection du docteur Denis Mukwege

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Kinshasa, 08 septembre 2020 (ACP).- Amnesty International, une ONG internationale de défense des droits de l’homme basée au Canada, se dit préoccupée par la prise des mesures urgentes et concrètes de la part du gouvernement congolais et de l’ONU pour la protection du docteur Denis Mukwege, directeur de l’hôpital Panzi au Sud-Kivu menacé de mort à cause de son plaidoyer en faveur de la création d’un tribunal pénal international afin de juger des graves crimes commis dans la partie Est de la  RDC .

La directrice adjointe du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et de la région des Grands lacs, Sarah Jackson qui l’a indiqué lundi à  la presse, a fait savoir que cette organisation s’inquiète de constater que des engagements pris deux semaines après, notamment par le Président Felix Tshisekedi, ne sont toujours pas matérialisés.

Aucune enquête n’a pour le moment été ouverte sur les menaces de mort reçues par ce médecin, prix Nobel de la paix, a-t-elle ajouté, soulignant que l’ONU doit aussi agir sans délai et apporter son appui aux autorités nationales afin de garantir la sécurité de ce réparateur des femmes  ainsi que celle de sa famille.

Pour Sarah Jackson, la sécurité du docteur Mukwege doit être élargie autour de l’hôpital Panzi parce qu’il contient non seulement des milliers de dossiers médicaux concernant les victimes de viols qu’il défend, mais aussi de différents médecins et infirmiers qui s’inquiètent pour leur sécurité.

Il sied de rappeler que le Président de la République, Felix Thisekedi avait engagé le gouvernement de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité du Dr Mukwege, il avait également ordonné l’ouverture des enquêtes sur des intimidations, correspondances haineuses et menaces de mort dont il fait l’objet.

Les ambassades, les organisations nationales et internationales dont le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies et le Parlement européen, avaient jugé inacceptables ces menaces de mort et avaient plaidé pour une enquête ainsi que le renforcement de protection de Mukwege. ACP/Awa