Haut Katanga : les causes de la surpopulation des prisons, selon le COSCCET

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 Lubumbashi, 08 sept. 2020(ACP)- Le comité de suivi pour la contribution des communautés et Eglises à transformation humaine COSCCET  a relevé, dans son communiqué de presse parvenu mardi à l’ACP, les causes principale de surpopulation des prisons du Haut Katanga.

Le COSCCET indique que cette situation découle d’un déficit de personnel pénitentiaire  formé, budgétisé et mécanisé, mais aussi de l’absence d’un corps constitué de l’administration pénitentiaire, avec un commandement unique. Il déplore le système pénitentiaire en province qui est négativement impacté par les faiblesses du système judiciaire, notamment à cause du faible niveau de suivi et de contrôle par les parquets de la situation des détenus, au regard des lois internes. Ceci engendre de dépassements des délais légaux de détention, contribuant ainsi  à une surpopulation des prisons et un manque de sécurité pour les femmes.

Le COSCCET fustige le recours abusif à la détention préventive, qui est consécutive à l’augmentation du nombre des détenus particulièrement militaires et à l’insuffisance du nombre de lieux de détention. Parmi ces causes, le COSCCET ajoute la diminution d’octroi des libérations conditionnelles aux condamnés, des libertés provisoires aux inculpés et  la sous-utilisassions du mécanisme de condamnation avec sursis.

 Pour le COSCCET  lorsqu’un Etat se trouve dans l’incapacité ou dans l’impossibilité de remplir cette mission de protection, il expose ses administrés à la violation des droits les plus fondamentaux.

La lutte contre les violations des droits de l’homme en général et des personnes en détention en particulier en RDC, passe par la restauration d’un état de droit respectueux de la dignité humaine et soumis à la loi d’un état fort, a conclu le COSCCET. ACP/Fng/Zng/Fmb/GGK