Le ministère des affaires sociales encourage le service de rattrapage scolaire et l’alphabétisation

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Kinshasa, 09 septembre 2020 (ACP).- Le ministre des Affaires sociales, Rose Boyata, a indiqué mardi que son ministère encourage le service de rattrapage scolaire et l’alphabétisation  en République Démocratique du Congo, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’alphabétisation édition 2020, tenue à l’hôtel Béatrice, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Pour Mme Boyata,  l’alphabétisation fait partie du sous-secteur non formel à côté du rattrapage scolaire, de l’apprentissage et formation professionnels et de l’éducation tout au long de la vie. De ce fait, selon l’enquête par Grappes à indicateurs multiples, le taux d’analphabétisme se situe actuellement à 29,1% dont 41 %  pour les femmes, contre 21% pour les hommes.

En complément à ce taux, l’enquête sur les enfants et adolescents en dehors de l’école diligentée par l’UNICEF en 2012 en RDC, a relevé que plus de 7 millions d’enfants dont l’âge varie entre 5 et 17 ans sont déscolarisés et ou non scolarisés.

La ministre a recommandé les acteurs pédagogiques, les gestionnaires des centres de rattrapage scolaire du niveau primaire, des centres d’alphabétisation et celui d’apprentissage professionnel ainsi que les éducateurs sociaux (parents, enseignant, syndicalistes), de protéger tous ces acquis et de s’inscrire résolument dans cette dynamique de développement de ce sous-secteur.

Elle a également promis de mener une croisade sans relâche dans la lutte contre le fléau de l’analphabétisme en RDC dont le taux est fourni par le ministre de tutelle à travers plusieurs enquêtes menées à ce sujet.

C’est dans ce cadre, a-t-elle dit, que son ministère compte réaliser au cours de l’exercice 2020-2021, les actions suivantes : le plaidoyer pour la mise en œuvre de la gratuité effective dans les centres de rattrapage scolaire du niveau primaire et du niveau 4 de l’enseignement de base, auprès des partenaires techniques et financiers.

C’est en vue de mettre en place un projet d’appui au sous-secteur de l’AENF afin de relever les défis du gouvernement  et l’organisation des missions d’études et d’échange d’expériences avec les pays ayant réduit sensiblement le taux d’analphabétisme, notamment le Cuba et le Brésil. Pour sa part, le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, Néron Mbungu,  a précisé que la reconstruction de notre système éducatif est une préoccupation majeure  pour la ville de Kinshasa, en particulier, et la RDC en général.

Le droit à l’éducation étant de la deuxième génération, conformément à l’article 26 de la Déclaration des droits de l’homme du 10 décembre 1948, qui contribue au développement durable en exigeant à l’homme l’instruction et l’épanouissement ainsi que l’éducation, n’est plus l’apanage à ce 21éme siècle.

Seuls les parents, les enseignants et les  autorités et administratifs s’y impliquent.

Désormais, la participation et l’implication efficience de tous sont nécessaires afin de mettre en place une politique solide et éducative en faveur des congolais.

Quant au représentant pays de l’UNESCO en RDC, Jean-Pierre llbudo, l’alphabétisation est le levier du développement humain pour l’homme et la femme. Car l’éducation est un secteur essentiel d’un pays pour sa nouvelle politique de développement, a-t-il ajouté, signalant que sur Plus de 868 millions d’illettrés, 500 millions sont des femmes.

Le représentant du Chef de l’Etat invite les partenaires techniques et financiers à appuyer le ministère des Affaires sociales

Dans la même perspective, le ministre près du Président de la République, représentant personnel du Chef de l’Etat, André Kabanda Kana, a invité les partenaires techniques,  financiers et les bailleurs de fonds à appuyer efficacement le ministère des Affaires sociales dans la réalisation de sa mission d’aider le pays à se reconstruire davantage.

Il a, au regard de la lourde charge qui incombe à ce sous-secteur,  affirmé son engagement à tout mettre en œuvre pour répondre aux différentes préoccupations de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle.

Il est à signaler que la journée s’est clôturée par la visite des stands à la place de la Gare centrale de Kinshasa. ACP/Awa