La persistance des viols liée au manque de bonnes mesures de répression 

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Kinshasa, 16 septembre 2020 (ACP).- La ministre d’Etat en charge du genre, Béatrice Lomeya Atilite a déclaré au cours d’une conférence ténue à Kinshasa, que « si les questions les viols persistent en République démocratique du Congo (RDC), c’est parce qu’il n’y a pas de bonnes mesures de répressions », indique un communiqué de ce ministère parvenu mercredi à l’ACP.

Mme Lomeya a toutefois, salué les avancées enregistrées sur le plan juridiques, soulignant qu’il n’existe pas encore des mesures coercitives contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre (VSBG).

Elle a, à cet effet rappelé les attributions reconnues à son ministère, entre autres, la protection et la promotion des droits des femmes ainsi que la stabilité de la famille et la protection de l’enfant, conformément à l’ordonnance N° O20/017 du 27 mars 2020 portant attributions des ministères.

Concernant les divers cas de viols sur les femmes et jeunes filles en RDC, la ministre du genre a indiqué qu’un travail de fond a été réalisé pour que cette situation qui paralyse la population soit enfin complètement éradiquée.

« Cela fait des décennies que nous parlons des cas des viols. J’ai comme l’impression que plus les jours avancent, plus nous régressons. Nous avons cet outil et nous nous sommes dits de ne pas nous  limiter aux textes mais, plutôt de veiller à leur application », a-t-elle souligné avant de poursuivre : «  La réalité sur terrain est que ces violeurs sont libérés après paiement de quelques amendes. Les victimes se retrouvent une fois de plus en insécurité. Et pour la plupart, ce sont des récidivistes. La condamnation doit être réelle ».

Mme Lomeya a par ailleurs, réaffirmé sa volonté de motiver ses homologues ministres pour que de nouvelles dispositions soient prises en matière des sanctions contre les violences sexuelles en RDC. ACP/Kayu/ODM/KJI/GGK/JLL