Kasaï  central: les méfaits de non enregistrement des naissances des enfants à l’office de l’état civil

0
78

Kananga, 17 septembre 2020 (ACP).- Le non enregistrement de naissance de l’enfant à l’office de l’état civil dans le délai légal de 90 jours est une violation de la loi, a déclaré Mme Sylvie Kafunda Nkongolo, ministre provincial du Genre, Enfant et Famille.

Il constitue aussi une dénégation de sa nationalité et refus de son existence et de son existence dans la société, a-t-elle affirmé à l’occasion de lancement récent, à Kananga, dans audiences publiques pour l’obtention des jugements supplétifs d’acte de naissance.

Selon Mme Sylvie Kafunda, l’indifférence et l’insouciance des parents, le déficit de sensibilisation de la communauté et la précarité des moyens financiers figurent parmi les cursus de cette déplorable situation.

En dépit de ces aléas, a-t-elle ajouté, « rien ne peut justifier cette irresponsabilité au regard des dégâts causés par les parents à leurs enfants ». Plus de 2500 enfants sont attendus pour obtenir leurs jugements supplétifs au tribunal compétent grâce à l’appui du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugier (HCR).

Cette agence de l’ONU avait facilité l’obtention des actes de naissances à 6500 enfants du Kasaï Central en 2019 à la suite des audiences foraines, rappelle-t-on. ACP/Kayu