L’ONG « Afia Mama » plaide pour l’amélioration de la participation des femmes à la vie publique

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Kinshasa, 17 septembre 2020 (ACP).-  La directrice exécutive de l’ONG« Afia Mama », Anny Modi a plaidé mercredi au cours de la  conférence de presse organisée en son siège dans la commune de la Gombe,  pour l’amélioration de la participation des femmes à la vie politique et a appelé à des grandes réformes  du cadre légal.

Cette conférence de presse a été tenue dans le  cadre du  bilan du projet « Appui au renforcement des capacités » des parlementaires, des hauts fonctionnaires de l’Etat, des professionnels des médias ainsi que des acteurs de la société civile en plaidoyer, en logistique et en technique  de prise de parole  en vue d’améliorer les lois en  faveur de la parité.

Cette formation d’un an qui s’est clôturée le 14 septembre dernier, réalisée  en partenariat avec l’Ambassade de  France en République Démocratique du Congo(RDC),  a concerné 50 personnes dont 24 députés.

Présentant les résultats, l’importance et l’impact de ce projet, Mme Modi s’est dit satisfaite, car les objectifs de la première étape ont été atteints  du fait que tous les participants n’ont cessé de témoigner la valeur ajoutée qu’ils  ont acquis pendant les formations. Ces derniers ont identifié 15 lois pour des éventuelles reformes ou amendements, et  deux projets des lois dont celui  du député national Dhedhe Mupasa en faveur des personnes de 3ème âge et celui sur les peuples Autochtones, ont été déposés à l’Assemblée national.

Selon la directrice exécutive,  les  défis rencontrés dans la mise en œuvre des lois, proviennent de l’ignorance  de celles-ci,  du manque de leur vulgarisation tant au niveau national  que provincial.

Elle a par ailleurs  relevé certaines disparités entre homme – femme dans tous les domaines de la vie nationale, particulièrement dans la politique, le sanitaire, l’économique, le social et le culturel, entrainant parfois  des discriminations  qui entravent la mise en œuvre de la parité homme- femme, alors que la RDC a ratifié plusieurs  instruments juridiques internationaux, régionaux et sous régionaux relatifs aux droits des femmes.

Pour la deuxième étape,  a conclu l’oratrice, son  souhait est de voir  plusieurs  députés  participer à la formation afin de bien légiférer.  ACP/Kayu