L’administration de la justice en RDC expliquée à la population Est-kasaienne

0
367

Mbuji-Mayi, 22 Septembre 2020 (ACP).- Le premier président de la Cour d’appel du Kasaï-Oriental, le magistrat Luc-Alphonse Kaposo Ngoy Muhemedi a expliqué à la population Est-kasaïenne le fonctionnement de l’administration de la justice en RDC, en marge d’une audience solennelle de renouvellement de serment organisée récemment en chambre foraine dans la salle de conférence  de l’hôtel KA-BE de Luxe à Mbujimayi.

Dans son exposé intitulé «organisation, fonctionnement et compétences des juridictions civiles de l’ordre judiciaire, cas de la province du Kasaï-Oriental», l’orateur a justifié le choix de ce thème du fait qu’il semble entretenir une confusion dans la compréhension des justiciables assoiffés de la justice, et l’occasion était donnée pour dissiper ce malentendu.

Pour le premier président de la cour d’appel, l’article 149 de la constitution du 18 février 2006 dit que le pouvoir judiciaire est indépendant  du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, faisant ainsi de la RDC, un Etat de droit dont le pilier principal est la justice tel que prôné par le Président de la République Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo.

S’agissant précisément de la province du Kasaï-Oriental, Luc- Alphonse Kaposo Ngoy a fait voir que sur le plan organisationnel, il existe une cour d’appel dont le siège se trouve à Mbujimayi, deux tribunaux de grande instance (Mbujimayi et Tshilenge), un tribunal de commerce de Mbujimayi, un tribunal pour enfant de Mbujimayi, deux tribunaux de paix (Mbujimayi et Tshilenge), un parquet général rattaché à la cour d’Appel, deux parquets de grande instance (Mbujimayi et Tshilenge) et un parquet près le tribunal de paix de Mbujimayi.

Il a ainsi déploré l’inactivité, faute de bâtiment, bien que déjà créés, des tribunaux de paix de Lupatapata, Katanda, Miabi et Kabeya-Kamwanga. Sur le plan fonctionnel, a-t-il indiqué, l’administration de la justice relève de la compétence des magistrats du parquet et du siège qui sont des agents de l’Etat rémunérés par ce dernier par opposition aux avocats, partenaires des magistrats qui sont eux libéraux car payés par leurs clients.

Le premier président de la cour d’Appel a déploré l’insuffisance des magistrats dans cette partie de la RDC, tout en demandant à la politique de renforcer les effectifs pour lutter contre la lenteur décriée ce jour.

ACP/Fng/Zng/Fmb/GGK