Hong Kong salue le « retour de la paix » à l’occasion de la fête nationale de la Chine

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Kinshasa, 01 octobre 2020 (ACP).- Des dizaines de personnes ont été arrêtées jeudi pour avoir enfreint une interdiction de manifester à l’occasion de la fête nationale de la Chine à Hong Kong, où la cheffe de l’exécutif Carrie Lam a salué le retour de la stabilité, ont rapporté des médias internationaux.

La République populaire de Chine célèbre sa création chaque 1er octobre, un jour férié qui donne lieu à des festivités officielles très encadrées.

Dans l’ex-colonie britannique, cette fête est aussi l’occasion pour une partie de la population d’exprimer sa colère contre la volonté de Pékin de revenir sur les libertés garanties dans le cadre de l’accord de sa rétrocession à la Chine en 1997.

Les manifestations ont pour la plupart été interdites depuis le début de l’année à Hong Kong où une loi draconienne sur la sécurité nationale, imposée par Pékin, est entrée en vigueur en juin.

Des hélicoptères déployant des drapeaux chinois et hongkongais ont survolé le territoire au moment où Mme Lam et des responsables chinois participaient à une commémoration dans le centre des expositions, sous la protection étroite des forces de l’ordre.

« Au cours des derniers mois, un fait incontestable pour tout le monde est que notre société connait à nouveau la paix », a déclaré Mme Lam dans son discours. « La sécurité nationale de notre pays a été protégée à Hong Kong et nos citoyens peuvent à nouveau exercer leurs droits et libertés conformément aux lois », a-t-elle ajouté.

Quelques heures plus tard, la police s’en est pris des personnes qui scandaient des slogans dans le quartier commerçant de Causeway Bay, théâtre l’an passé de violents affrontements.

La police a indiqué avoir arrêté au moins 60 personnes, la plupart pour participation à un « rassemblement interdit ».

Elle a également brandi des banderoles pour avertir la foule qu’elle était en train d’enfreindre la loi sur la sécurité nationale en scandant des slogans.

L’an dernier, le 70e anniversaire avait donné lieu à de violents affrontements entre manifestants pro-démocratie et policiers. Les autorités ont interdit cette année toute manifestation pour des raisons de sécurité et de lutte contre le coronavirus qui empêche les rassemblements publics de plus de quatre personnes.

Mme Lam, nommée par Pékin, avait également invoqué le virus pour reporter en juillet les élections législatives qui devaient se dérouler début septembre. L’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale a contribué à mettre fin au mouvement de contestation qui a secoué le territoire l’an passé.

Elle réprime notamment la sécession et la subversion, en prévoyant des peines particulièrement sévères. Condamnée par de nombreux pays occidentaux, elle est considérée comme nécessaire par Pékin et Hong Kong pour restaurer la stabilité.

Elle « va empêcher les fauteurs de troubles à Hong Kong de faire des caprices », a déclaré cette semaine le Bureau de liaison. ACP/Fng/Zng/Awa/NKV/MNIa