« Une médaille d’or de mérite des arts, sciences et lettres » décernée à titre posthume à « Meridjo »

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Kinshasa, 15 octobre 2020 (ACP).- Le percussionniste de l’orchestre Zaiko Langa Langa, Jean-Marie Belobi Ng’ekerme, alias « Meridjo » décédé le 27 août dernier à Liège en Belgique, a été décoré, jeudi à titre posthume, de « la médaille d’or de mérite des arts, sciences et lettres» pour ses mérites artistiques par le chancelier des Ordres nationaux, lors d’une cérémonie funéraire organisée en sa mémoire au Musée national de la RDC (MNRDC), dans la commune de Lingwala.

Né le 22 décembre 1952, fils aîné d’une famille nombreuse, d’un père ingénieur mécanicien et d’une mère ménagère, Meridjo était originaire de Mangai dans le territoire d’Idiofa, en  la province du Kwilu.

Il a fait ses études primaires à l’école Jean Berckmans au camp Citho, actuellement camp Kauka à Kinshasa, où il va poursuivre ses études supérieures après le cycle secondaire à l’Institut des sciences et techniques appliqués (ISTA). Ceci avant d’abandonner et se consacrer à la musique.

Ainsi, il intègre en 1971 l’orchestre Zaiko Langa Langa comme percussionniste suppléant et remplace peu de temps après son titulaire Bimi Ombale  devenu chanteur.

De son style inspiré du son des roues des trains, naîtra le rythme «Cavacha» devenu la marque de fabrique de Zaiko Langa Langa.

Décédé le 27 août dernier des suites d’une courte maladie, le batteur, auteur compositeur et créateur du style «machine ya Kauka», a  eu à son actif plusieurs compositions : «Kwitikwiti», «Niongo ekeseni», «Elango songa», «77×7 fois», «Matondo», « Zizita » et «Bolingo aveugle». ACP/Zng/Awa