La promotion des micros entrepreneurs, un moyen de  développement des communes de Ndjili, selon la NCM

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Kinshasa, 18 octobre 2020 (ACP).– Les micros entrepreneurs des métiers constituent les catégories socioprofessionnelles  à promouvoir par l’Etat pour favoriser le développement  économique des communes de Ndjili et de Kimbanseke où la jeunesse locale œuvre plus dans les  petits métiers, a affirmé le secrétaire général de la Nouvelle Chambre des Métiers (NCM), Daniel Biyanga, lors du forum social organisé samedi par la Fédération de dynamique des associations pour le développement (FEDAD), dans la commune de Kimbanseke.

Daniel Biyanga a indiqué que,  l’entreprenariat issu de l’apprentissage de petits métiers occupe une place importante parmi les activités socioprofessionnelles des habitants de ces deux communes, où l’on dénombre une grande partie des jeunes évoluant dans la débrouillardise, à travers des petits métiers tels que la cordonnerie, la maçonnerie, la plomberie, l’électronique, la mécanique ou l’électricité, la pâtisserie, l’agriculture, etc, pour contribuer au développement économique local.

Pour lui, le développement économique des micros entrepreneurs pourra entrainer également  le développement social local, l’amélioration de conditions socioprofessionnelles des acteurs, la réduction de la pauvreté, la création des emplois, la formation professionnelle de jeunes, l’autonomisation de femmes et beaucoup de micros entrepreneurs quitteront l’informel pour le formel.

Ce forum placé sous le thème : «Comment les activités des micros entrepreneurs locaux peuvent contribuer à la réduction de la pauvreté ?» a eu pour objectifs de débattre sur les conditions dans lesquelles les micros entrepreneurs travaillent, les difficultés auxquelles ils font face pour s’approvisionner en matières premières et la commercialisation de leurs produits (biens et services).

Le coordonnateur de l’ONG Santé Développement Culture (SADECU), Clément  Kabeta, s’est inspiré de l’extrait de l’hymne national : «Dressons nos fronts, longtemps courbés» pour faire comprendre à l’assistance que toute entreprise peut évoluer positivement ou négativement selon son animateur et son environnement.

M. Kabeta qui est intervenu sur : l’amélioration de la production de biens et services pour un micro entrepreneur de métiers, a démontré la richesse de cet extrait de l’hymne national, qui selon lui explique au Congolais non seulement de se lever mais, de s’améliorer en dressant son front pour prendre un élan de bâtisseur et non de mendiant.

Pour lui, toute entreprise se fixe comme  objectif principal, la multiplication qu’il a qualifiée de production dont l’importance est de  rendre service aux autres,   avant de satisfaire à soi-même, de faire plaisir et se faire plaisir mais surtout améliorer ses conditions de vie.  Le spirituel et la culture sont à la base de blocage de l’évolution de l’homme congolais, a-t-il conclu.

M. Théophile Diabasana, président de l’Association des couturiers de Ndjili, qui est intervenu sur : «L’amélioration de la production des biens et services pour un micro entrepreneur de métiers», a pour sa part, démontré l’importance de l’approvisionnement pour un travail de qualité mais aussi de quantité grâce à la matière première mise à la disposition. Il a recommandé aux micro-entrepreneurs de se regrouper en corporation selon les catégories des métiers.

Cette journée de réflexion a bénéficié du partenariat  technique de la «Fondation riche club» (FORIC) et de l’appui financier de la Fondation Hanns Seidel (FHS), signale-t-on. ACP/CL/Fmb