Le procureur de la CPI appelle le gouvernement soudanais a à collaborer avec son institution

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Kinshasa, 2o oct. 2020 (ACP).- Le procureur  de la Cour pénale internationale  (CPI), Fatou Bensouda en visite au Soudan, a appelé le gouvernement de ce pays à collaborer avec son institution pour que l’ex-Président Omar el-Béchir  réponde de ses actes durant le conflit du Darfour, ont rapporté mardi les médias internationaux.

 Les sources indiquent que le procureur de la CPI effectue une visite au Soudan pour évoquer les différentes options devant permettre de juger le Président déchu en 2019.

A cette occasion,  Fatou Bensouda a rappelé que « des mandats d’arrêt avaient été émis par les juges de la Cour pénale internationale.

 » L’avocate gambienne a également indiqué que l’institution internationale, basée à La Haye, « avait besoin de la coopération des autorités soudanaises pour la collecte d’informations sur les principaux responsables des crimes commis sous le régime de l’ancien chef de l’État » et qui ont fait des centaines de milliers de victimes.

Omar el-Béchir, âgé de 76 ans, est poursuivi par la Cour pénale internationale depuis près d’une décennie pour des accusations de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la région du Darfour, dans l’ouest du Soudan.

   Le président américain prêt à retirer le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme

Par ailleurs, le Président américain Donald Trump a évoqué, lundi 19 octobre, un accord avec le Soudan sur l’indemnisation des familles des victimes américaines d’attentats perpétrés en 1998 en Afrique et s’est dit prêt à retirer ce pays de la liste noire des Etats soutenant le terrorisme, ont rapporté mardi les médias internationaux.

«Excellente nouvelle! Le nouveau gouvernement du Soudan, qui fait de vrais progrès, a accepté de payer 335 millions de dollars aux victimes américaines du terrorisme et à leurs familles. Une fois versés, je retirerai le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme», a tweeté le Président des Etats-Unis.

 L’annonce a très rapidement suscité une réponse du Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok : « Merci Président Trump. Nous sommes sur le point de nous débarrasser de l’héritage le plus lourd du régime défunt. »

Le retrait de cette liste devrait notamment permettre au Soudan d’accéder de nouveau aux prêts et aux aides internationales, ce qui est une avancée importante pour le Soudan qui est touché par une crise économique.

Le Soudan avait été inscrit sur la liste noire américaine en 1993. À cette époque, Omar el-Béchir était accusé de soutenir les réseaux islamistes dont Al-Qaïda responsable des attaques de 1998 qui avait causé la mort de plus de 200 personnes. La chute du dirigeant soudanais avait permis l’ouverture de discussions entre Washington et les nouvelles autorités soudanaises. ACP/Zng/Cfm/GGK/Thd