Organisation à Mbandaka d’une tribune d’expression populaire sur la gestion des crises et la bonne gouvernance par l’ACOFEPE

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Kinshasa, 25 Octobre 2020 (ACP).- Une cinquantaine d’étudiants et membres des associations de la Société civile de la ville de Mbandaka dans la province de l’Equateur, ont participé à la tribune d’expression populaire axée sur le thème   «Gestion des crises sanitaires et Bonne Gouvernance»  organisée  le 23 octobre dernier par l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Ecrite (ACOFEPE), avec l’appui technique d’Internews. Dans son intervention, Me Junior-Pierre Bonaka Likombaka, avocat au barreau de l’Équateur, s’est penché sur la «Crise sanitaire et droit à l’information»,  évoquant les réalités auxquelles la population de Mbandaka et ses environs  sont confrontées en matière d’information publique sur la pandémie à Coronavirus. Tout en rappelant par ailleurs que le droit à l’information est garanti par la Constitution, il a ainsi condamné l’interférence souvent de la rumeur et la tendance générale à la banalisation de la pandémie en milieu rural particulièrement.

Le médecin coordonnateur provincial au programme national de la santé de Reproduction/Équateur, Dr Natacha Longosso Nyekpale a ensuite développé le sujet ayant trait à l’«Accès aux soins de santé: défis et enjeux de terrain». Elle a présenté l’accès aux soins de santé comme «un principe fondamental pour tout être vivant».

Cependant, selon elle, ce principe n’est toujours pas appliqué comme il se doit dans la ville de Mbandaka, pour plusieurs raisons. Primo, le défaut de qualité du corps soignant (médecin, infirmier et autres membres du personnel médical); secundo, manque d’éthique et de déontologie médicale; tertio, manque de bonne foi chez la plupart des patients qui rechignent à payer les frais d’hospitalisation; quarto, mauvaise gestion des centres de santé en général. «Le fait déjà que les patients soient mal accueillis, avant une prise en charge qui laisse ensuite à désirer, amène ceux-ci à préférer carrément les guérisseurs, hélas des charlatans pour la plupart!», a fait remarquer Dr. Natacha Longosso.

Pour clore son propos, elle a lancé un appel auprès des pouvoirs publics pour que l’accès aux soins de santé soit facilité et amélioré. Enfin, Jean Gilbert Mwamolanda a développé le troisième sujet intitulé «l’implication politique de l’État par le gouvernement provincial dans la lutte contre Ebola».

Cet ancien ministre provincial de l’Intérieur, aujourd’hui en charge de l’Agriculture et Pêche, a commencé par esquisser les grandes lignes de la politique gouvernementale face à l’épidémie d’Ebola au niveau local. Ainsi, il s’est félicité du fait que celle-ci a été finalement maîtrisée.

La fin de trois exposés a inauguré aussitôt l’échange entre les orateurs et l’assistance très intéressée à cette thématique de santé publique.

Par l’organisation de cette tribune d’expression populaire, l’ACOFEPE visait un double objectif : favoriser la liberté d’expression, l’égalité des sexes en matière de débat public auprès des catégories souvent marginalisées, les jeunes et les femmes et puis renforcer la capacité des médias à plaider en faveur d’un environnement plus favorable à la démocratie et au développement.

Raison pour laquelle l’activité a été enregistrée pour être diffusée en différé plus tard. La prochaine tribune d’expression populaire de l’ACOFEPE dans la même ville de Mbandaka se tiendra l’année prochaine avec une autre thématique. ACP/CL/Fmb