Les OPJ appelés à dénoncer les violences sexuelles commis dans leur milieu de travail

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Kinshasa, 29 Octobre 2020 (ACP).- Mme Charlotte Songe, actrice sociale des droits de l’homme a invité mercredi au centre cultuel Boboto dans la commune de Gombe des officiers de la police judiciaire (OPJ) de la Police nationale congolaise (PNC) à s’engager à la dénonciation des violences sexuelles qui se commettent au sein de leur milieu de travail et leurs auteurs.

Mme Songe a rappelé dans son discours lors de la cérémonie de clôture sur les renforcements des capacités des OPJ, leur devoir qui consiste à protéger la population en général, les femmes et les enfants en particulier car, ces deux êtres humains sont des personnes vulnérables partant du fait qu’ils peuvent être privé du droit d’accès au travail, aux études, etc.

Elle a précisé que le but principal de l’implication de la PNC dans la lutte contre les violences sexuelles(VS) est de réduire sensiblement ces actes barbares commis au sein de leur milieu de travail qui, portera main forte au pays dans sa lutte contre ce type des viols.

Elle a de ce fait définie les violences sexuelles comme tout acte qui va à l’encontre de la volonté de la victime, qui porte atteinte à sa dignité, à son intégrité physique et aux droits fondamentaux de tout citoyen.

Parlant des axes prioritaires thématiques de cet exposé, Mme Songe a rappelé que la PNC doit assurer la prévention des VS au sein de ses unités, s’assurer que les présumés auteurs soient exposés aux instances compétentes.

Elle doit aussi veiller à la protection des victimes et témoins afin de les mettre en confiance afin qu’elles dénoncent sans aucun sentiment de peur ces viols, a-t-elle dit.

L’actrice sociale a martelé dans la même suite d’idées sur les axes prioritaires transversaux qui rappellent dans l’ordre, le besoin fort d’équipements permettront à la PNC de répondre efficacement aux  cris des victimes, soulignant que le plan d’analyse, de suivi et d’évaluation doit toujours être d’actualité, pertinent, adéquat.

Violences sexuelles liées au conflit

L’actrice sociale des droits humains a expliqué les VS liées au conflit comme étant un viol, l’esclavage sexuel, la prostitution, l’avortement, le mariage forcé ainsi que toute forme de violence de gravité comparable.

Ils peuvent être perpétrés contre la femme, les hommes, des filles ou des garçons, ayant un lien direct ou indirect au conflit, a-t-elle dit.

Mme Songe a souligné que le lien avec le conflit peut être lié avec le profil de l’auteur, le profil de la victime, au climat d’impunité, au lieu géographique, au temps ainsi qu’au déplacement de la population. ACP/Zng/Awa