L’Union européenne au chevet du parc national de l’Upemba

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Kamina, 29 octobre 2020 (ACP).- L’Union européenne  a décidé de

voler  au  secours  du parc national de l’Upemba pour le protéger contre une série de destructions déjà recensées et  qui ont retardé son essor économique sur les plans national et international.

Cette décision explique   la visite mardi 27 octobre de l’ambassadeur de l’Union européenne à en RDC , Jean Marc Châtaigner, du directeur général  de l’Institut congolais pour la conservation de la nature, Cosma Walungula et du directeur provincial du complexe Upemba-Kundelungu Robert Muir,  à Lusinga, quartier général du parc national de l’Upemba.

A cette occasion Jean Marc Châtaigner et sa suite ont  visité certains postes de patrouille des ecogardes et autres couloirs écologiques des éléphants envahis par des campements des braconniers installés anarchiquement dans ce parc.

Le séjour de l’ambassadeur  de l’UE  dans  ce parc s’inscrit dans le cadre des partenariats développés entre la République Démocratique du Congo par le biais de l’ICCN et certaines institutions internationales dont les axes majeurs de collaboration sont la sensibilisation et l’éducation environnementale.

Cette visite augure des lueurs d’espoir de voir ce parc national de l’Upemba  contribuer  grâce aux divers investissements au développement non seulement  de l’industrie touristique  mais aussi  socioéconomique de la province du Haut Lomami en particulier et de tout le pays en général.

Destruction de la faune et de la flore par les braconniers

De son côté, le directeur général de l’ICCN, qui a déploré la destruction de la faune et de la flore par les braconniers, a appelé les ecogardes à entretenir des relations privilégiées avec les populations riveraines au parc afin de recueillir des informations sur les mouvements des braconniers pour planifier des opérations de leur neutralisation.

Le parc national de l’Upemba a connu, à partir de l’année 1997,  une intensification de sa destruction à grande échelle caractérisée par la violation de ses limites par les populations riveraines, le braconnage sous toutes ses formes, la pêche illicite dans les rivières et lacs, l’exploitation artisanale des minerais accompagnée de la pollution minière, la coupe des bois pour la fabrication de charbon ou bois de chauffage suivie de celle des bois d’œuvre pour la fabrication des pirogues et meubles, signale l’ICCN. ACP/Fng/Awa/BIJ