La question de Minembwe doit tenir compte des exigences du développement de la Nation, selon Atundu

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Kinshasa, 30 octobre 2020 (ACP).- La question de Minembwe doit tenir compte de la vérité historique et des exigences du développement de la Nation, a indiqué, au cours d’un point de presse qu’il a animé jeudi, en sa résidence à Kinshasa,  l’ambassadeur et haut cadre du Front Commun pour la Nation (FCC), André-Alain  Atundu Liongo. « Il ne s’agit pas d’une démarche anthropologique pour connaitre les caractéristiques de la communauté, ni d’une démarche ethnologique pour en connaitre les origines, mais d’une approche sociologique en vue de concilier les exigences sociales avec les contraintes administratives », a-t-il dit.

Selon cet ancien porte-parole de l’ancienne majorité,  le cas Minembwe nécessite un dialogue intercommunautaire et une concertation avec les principaux partenaires de la région soit dans le cadre de la CEPGL soit dans le cadre de CIRGL.

Tout en soulignant que les prétentions de la communauté Banyamulenge et la réaction de certains politiciens du terroir sont légitimes et constitutionnellement protégés, l’ambassadeur Atundu a fait savoir que la situation mérite de faire l’objet de toutes les sollicitudes du Chef de l’Etat en tant que garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions au regard des conséquences sur la vie nationale.

Cette délicate question mérite d’être traitée avec prudence et réalisme, comme l’ont fait à l’époque, les Chefs d’Etat Kasa-Vubu, Mobutu, M’zee et Joseph Kabila,  pour ne pas mettre en cause la cohésion nationale, indispensable au développement économique et à la défense de la souveraineté nationale. « Me reviennent en mémoire, le cas des territoires dits contestés dans les années soixante, la guerre Lulua – Baluba, le combat politique, en cette même période, du territoire de BUMBA d’avoir !e droit de quitter la Province du Moyen Congo et de créer une province UIMIDA c’est-à-dire ARUWIMI – ITIMBIRI ou encore le conflit actuel à KATANDA, au KASAI entre Lulua et Bakuba au sujet des terres à la hauteur de Bakua Kenge… »

Appel au dialogue sur la question d’exclusion des enseignants non catholiques dans les écoles conventionnées catholiques

André Atundu Liongo a appelé aux vertus de dialogue sur  les propos du Cardinal Fridolin Ambongo annonçant l’exclusion des enseignants non catholiques dans les écoles du réseau conventionné catholique. « J’appelle les uns et les autres à l’esprit d’ouverture et de compréhension pour ne pas envenimer inutilement la situation et trouver une issue conforme aux vertus de dialogue reconnu par notre Constitution », a-t-il dit.

Pour Atundu, il ne s’agit que d’une simple question de logique et de bon sens. « Est-il concevable de confier l’enseignement de base de l’Islam à un chrétien ? », s’est-il interrogé. « La laïcité de l’Etat signifie non seulement qu’il n’y a pas de religion d’Etat mais aussi que l’Etat ne peut imposer ou privilégier une religion », a-t-il soutenu.

Le  Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) avait déclaré que cette décision transgresse les lois de la République.

Pour rappel, c’est dans son homélie lors de la double cérémonie d’inauguration et d’installation du nouveau doyenné Saint Eugène de l’archidiocèse de Kinshasa que le cardinal a invité les curés et coordonnateurs des écoles conventionnées catholiques de la RDC au strict respect des valeurs catholiques. « Désormais, tout enseignant de l’école primaire dans les écoles conventionnées catholiques sera, sans aucune autre forme de procès, un fidèle catholique. Et cela à partir de l’année scolaire 2020-2021 », a-t-il insisté. ACP/Kayu/ODM/Nig