Plus de 75% d’enfants drépanocytaires meurent à travers le monde, estime le Dr Aberi

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Kinshasa, 30 October 2020 (ACP).- Le Dr Thierry Aberi du Centre Hospitalier Monkole dans la commune de Mont-Ngafula, membre de l’ONG «Drépacoeur» a lancé vendredi dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa, une campagne de sensibilisation portant le thème : «Brisons la chaine de l’ignorance et du silence sur la drépanocytose ».

Selon le Dr Aberi, plus de 75% d’enfants drépanocytaires meurent à travers le monde. Ces morts interviennent souvent à l’âge de 0 à 5 ans, précise-t-il, c’est ainsi qu’il est très capital de sensibiliser la population contre ce fléau dans le souci de l’aider à prendre connaissance des risques qu’elle court face à cette maladie.

A en croire le Dr Aberi, le taux de cette maladie est répandu dans notre pays à environ 30% et malheureusement peu de sujets détiennent ces informations, ce qui est à la base de certains problèmes conjugaux voire même le divorce.

Il a, par ailleurs, fait savoir au cours de son adresse que la meilleure façon de réaliser un bon diagnostic est de faire des examens de l’« électrophorèse d’hémoglobine».  Il peut se faire des dépistages prénuptiaux avant le mariage, a-t-il conseillé aux couples.

Répondant à une question de la caractéristique de personnes drépanocytaires, il a mentionné qu’elle manifeste notamment des gonflements des mains, des vives douleurs osseuses et abominables, des ulcères, une anémie ainsi qu’une coloration jaunâtre des yeux dus à la destruction des globules rouges.

« La meilleure façon de prendre des mesures préventives contre la drépanocytose est d’en parler partout où nous sommes, c’est éduquer la population sur cette problématique », a-t-il souligné.

L’ONG Drépa-coeur a pour mission d’apporter un appui positif dans la politique nation dans la lutte contre la drépanocytose, sur les répressions sociales et psychologiques telles que la stigmatisation et la victimisation, rappelle-t-on. ACP/Kayu/ODM/Nig/May