La BCC met en place des mécanismes solides pour sécuriser les épargnes des Congolais

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Kinshasa, 02 novembre 2020 (ACP).- Le directeur général de la Banque  centrale du Congo(BCC) en charge des opérations bancaires et suivi de la paie, Jean-Louis Kayembe, a indiqué que  son institution a mis en place des mécanismes solides pour sécuriser les épargnes des Congolais, en marge de la célébration chaque le 31 octobre de la journée internationales d’épargne.

M. Kayembe a rassuré la population congolaise qu’elle peut épargner en toute confiance dans les différents systèmes bancaire. Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre dans ce monde, poursuit-il, les accidents surviennent toujours, raison de plus que la BCC   a pensé aux mécanismes solides pour que les épargnants se sentent en sécurité.  

Jean-Louis Kayembe, a fait savoir à cette même occasion que c’est l’ordonnance-loi n°72/00 du 14 janvier 1972 relative à la protection de l’épargne et au contrôle des interventions financières qui définit le cadre institutionnel dans lesquels l’ensemble des intermédiaires financiers bancaires et non bancaires exercent leur activité en République démocratique du Congo(RDC).

Cette-dernière donne à la banque tout pouvoir d’orientation et de contrôle sur les intermédiaires financiers, précisant que seules les banques peuvent recevoir des dépôts à vue ou à terme d’un an ou plus. D’où, elles sont en revanche en concurrence avec les institutions financières pour la collecte des dépôts à un échange plus lointain.

 Les mécanismes de surveillance  mis en place pour une  bonne réglementation bancaire

Le directeur général de la Banque centrale du Congo(BCC) en charge des opérations bancaires et suivi de la paie, a relevé parmi les mécanismes de surveillance pour la bonne réglementation bancaire, des moyens financiers suffisants pour amortir les pertes    qui peuvent  subvenir. Celui-ci constitue le   «Ratio imposé aux banques».

A ce jour la BCC exige aux banques d’avoir un capital minimum de 30 millions des dollars américains et c’est en principe en 2021 que ce «Ratio» devrait passer à 50 millions, mais cette exigence été reportée suite à la situation de crise que le monde traverse. Par ailleurs toutes ces dispositions sont prises pour conforter de ressources et avoir au moins un capital minimum tel qu’exigé aux actionnaires de banques d’apporter de moyens solides. Le ratio, a-t-il soutenu, est une précaution prise pour noyer des pertes les fonds propres.

Il existe aussi des exigences en matière de liquidité, de solvabilité que les banques doivent observer tous les temps pour assurer leur solidité, à savoir «de missions de contrôles effectuées dans des banques commerciales» qui sont régulièrement organisées (par semaine et mois) et permet de connaitre la nature financière d’une banque.

M. Jean-Louis Kayembe, a rappelé que les différentes missions déjà effectuées ont permis d’atteindre un double objectif. D’abord, renforcer les capacités des superviseurs banquiers en  charge du contrôle sur pièces à procéder à l’analyse des états financiers remis par les établissements assujettis.

Cela en vue d’élaborer périodiquement des notes d’étude    sur la situation financière de  chaque banque, selon les approches basée sur les risques. Ensuite, élaborer une méthodologie de contrôle sur place des instructions révisées de la BCC n°17, relative au contrôle interne, et n°21, relative à la gouvernance des établissements de crédit, à l’usage des équipes d’inspections de la BCC. «Et quand nous remarquons qu’une chose ne marche pas dans une banque, nous donnons des injonctions pour remédier à ce qui ne marche pas», a ajouté M. Kayembe.

Par le dernier mécanisme, M. Kayembe le renvoie aux recommandations ou instructions à l’endroit des banques, soulignant que la BCC a établi plusieurs instructions ou recommandations qui correspondent à chaque situation que peuvent rencontrer les banques ou les institutions micro finances constituant un guide.

Ainsi donc, le système financier congolais actuellement est  composé des banques, coopératives d’épargnes et de crédits, institutions de micro-finances, une société  financière(SOFIDE), une caisse d’épargne (CADECO), de messageries financières et de bureaux de changes enregistrés.

A-t-il précisé. ACP/Kayu/ODM/Nig/NKV/MNI