Ouverture de l’atelier national de renforcement des capacités des  organisations des peuples autochtones sur le suivi de la mise en œuvre des mécanismes de la CBD

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Kinshasa, 02 nov.2020 (ACP).- Le Secrétaire  général à l’Environnement et Développement durable, Benjamin Toirambe, a ouvert ,lundi, dans la salle des réunions du centre culturel Boboto, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, l’atelier de renforcement des capacités des acteurs des  organisations des peuples autochtones (PAP) et de la société civile sur le mécanisme de la Convention sur la diversité biologique (CDB).

Benjamin Toirambe a indiqué, dans son speech que la RDC, pays de la méga biodiversité, s’est engagée à mettre en œuvre la CDB  et ses protocoles. « J’ai  personnellement piloté la mise en place de certaines structures, notamment la plate-forme des points focaux des conventions et autres traités internationaux en lien avec la biodiversité et celle dénommée « Biodiversité et Services éco systémiques de la République Démocratique du Congo (BioSE-RDC) »a  souligné Benjamin Toirambe.

Le chef de l’administration de l’Environnement et Développement durable est convaincu que ces processus nécessitent, indubitablement, la participation active et effective des peuples autochtones (PAP) et des communautés  locales (COLO), en vue de la reconnaissance de leurs efforts de conservation de la biodiversité ainsi que de la valorisation de leurs connaissances  et de la sécurisation de leurs territoires.

Dans cette perspective, il a appelé la société civile environnementale  et les peuples autochtones  à travailler aux côtés  du gouvernement pour atteindre les résultats  escomptés avant de saluer la mise en place du cadre de concertation des organisations des peuples autochtones  et de la société civile   sur la diversité biologique.

Pour le bon fonctionnement de ce cadre de concertation nécessitant prioritairement le renforcement des capacités sur les mécanismes relatifs à la CDB, a noté le secrétaire général Toirambe, il faut mettre, à la disposition des récipiendaires, les experts de la Direction du Développement durable  pour les former au sujet de la CDB, de ses protocoles   et des enjeux de l’heure, spécialement le cadre mondial de la biodiversité post- 2020, en cours de négociation.

Gardiens de la diversité biologique et culturelle

Le directeur exécutif de l’Alliance Nationale d’Appui et de Promotion des Aires et Territoires du Patrimoine Autochtone et Communautaire (ANAPAC-RDC), Joseph Itongwa, a fait savoir que la CDB constitue un moyen important pour les peuples autochtones et communautés locales de s’engager en tant que gardiens de la diversité biologique et culturelle.

Les connaissances traditionnelles, les systèmes, les innovations, les pratiques et les technologies autochtones ainsi que les actions collectives locales ont toujours contribué aux trois objectifs de la Convention (la conservation durable de la biodiversité, l’utilisation durable et  le partage juste et équitable des avantages découlant des ressources génétiques), faisant des PAP  et COLO   les meilleurs exemples «vivant en harmonie avec la nature ».

Selon cet expert autochtone, la biodiversité est un élément essentiel du patrimoine de l’humanité. Par ses valeurs multiples et marchandes, la biodiversité joue un rôle crucial dans l’équilibre des structures de production mais également dans les représentations sociales, culturelles et symboliques.

 Joseph Itongwa a laissé entendre que la mise en œuvre des engagements internationaux de la RDC en rapport avec la biodiversité requiert aussi la participation des organisations de la société civile et des peuples aux côtés du Gouvernement pour renforcer sa position aux différents processus internationaux en cours.

C’est dans ce souci, a- t- il rappelé,  qu’il vient d’être mis en place,  un cadre de concertation des organisations des peuples autochtones et de la société civile sur la biodiversité, à travers un atelier tenu à Kinshasa en date du 24 au 25 septembre 2020, et qui a réuni plus de 50 participants, dont les organisations de la société civile environnementale et les peuples autochtones œuvrant sur la question ; des organisations internationales, les services spécialisés du Ministère de l’environnement et développement durable (Direction de développent durable, ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Cet atelier est organisé du  2 au 4 Novembre 2020 par le secrétariat technique du cadre de concertation des organisations des  (PAP) et de la société civile sur le suivi de la mise en œuvre des mécanismes de la CBD et ses outils en RDC.

L’un des objectifs de cet atelier est d’outiller  les membres du cadre de concertation des OSC de la société civile et peuples autochtones, ainsi que des délégués des PAP et COLO, sur les mécanismes de mise en œuvre de la CBD en RDC et ses outils (protocoles, objectifs d’Aïchi, cadre mondial de la CDB post 2020). ACP/Kayu/ODM/Nig