Plaidoyer pour l’instauration d’un système quota- femme

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Kinshasa, 04 novembre 2020 (ACP).- Mme Kenneth Enim Ampi, coordinatrice de l’ONG « Femmes des médias pour la justice au Congo « FMJC » » a organisé mercredi à son siège dans la commune de Limete,  une séance de travail sur l’adoption du draft de politique nationale pour l’instauration d un système du quota-femme à tous les niveaux de prise de décision dans des institutions publiques et politiques en RDC.

La RDC, pays membre de l’ONU a ratifié plusieurs instruments juridiques relatifs aux droits des femmes et plusieurs arguments justifient actuellement un projet de loi portant fixation de quota en faveur du genre pour l’accès aux fonctions nominatives.

 Au plan contractuel et moral, la RDC qui a adhéré aux politiques  en faveur de la femme, devrait s’engager effectivement devant la communauté internationale, en optant sur le système de quota.

Toutefois, les participants à la séance de travail ont relevé que quels que soient les contextes ou les régimes politiques que le pays a connu, aucune disposition législative ou réglementaire  forte à ce jour n’a été prise pour l’amélioration de la représentation des femmes dans les instances décisionnelles.

Selon Mme Kenneth,  les inégalités persistent et les statistiques indiquent que l’accès des femmes à des postes de décision est faible. D’où le FMJC et son partenaire Diakonia s’engagent à participer aux efforts du gouvernement pour rendre effective l’égalité homme-femme sur les listes électorales, sur la mise en place dans les institutions exécutives.

Evoquant les raisons de la faible participation des femmes à la vie politique, elle a laissé entendre qu’elles sont liées aux pesanteurs socioculturelles fondées sur le genre, au manque de culture politique, aux contraintes du milieu politique, aux problèmes internes des partis et regroupement politiques, aux contraintes sociaux – économiques, au faible taux de scolarisation et d’alphabétisation des filles et femmes. En outre, la division sexuelle du travail, la surcharge des travaux domestiques qui rend difficile la conciliation avec les activités politiques et professionnelles, le manque de confiance des femmes en elle mêmes, la vision qu’elles ont du milieu politique, retardent davantage  l’accès des femmes à des hautes fonctions de manière équilibrée avec leurs collègues hommes. Cela nécessite une correction  ou une réflexion telle que souhaitée par le président de la République dans son message à la nation  du 30 juin 2019, a conclu la coordinatrice du FMJC. ACP/Kayu/ODM/KJI