Biden déclare sa victoire, Trump refuse de reconnaître sa défaite

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Kinshasa, 08 novembre 2020 (ACP) – Le candidat démocrate à l’élection présidentielle des Etats-Unis Joe Biden a déclaré samedi soir la victoire, tandis que le président sortant Donald Trump a refusé de reconnaître sa défaite, ont rapporté dimanche des médias internationaux.

Dans un discours prononcé depuis Wilmington, dans l’Etat du Delaware, M. Biden a appelé à l’unité et a tendu la main directement aux partisans de M. Trump, alors que le pays est en train de se remettre des luttes partisanes et de ses profondes divisions sociales.

« Donnons-nous une chance », a-t-il dit, en exhortant les démocrates et les républicains à « cesser de traiter d’ennemis les adversaires politiques. Auparavant, M. Trump a estimé que l’élection de 2020 était « loin d’être terminée », promettant de lancer des recours en justice.

Le discours de M. Biden a été prononcé quelques heures après que de multiples médias américains aient annoncé leurs prévisions affirmant que M. Biden avait remporté plus de 270 grands électeurs.

Selon les chaînes de télévision américaines, plus de 74 millions d’Américains ont voté pour M. Biden, contre les quelque 70 millions pour M. Trump.

Joe Biden veut se démarquer de Donald Trump dans les relations avec l’Afrique

Joe Biden entend afficher un «respect mutuel» avec les pays africains.  Mais son équipe affiche des signaux positifs pour un rapprochement avec le continent africain. L’équipe de Joe Biden entend afficher un « respect mutuel » envers l’Afrique et montrer son « engagement » sur les questions de démocratie, de sécurité et d’économie. Joe Biden veut se démarquer de Donald Trump, qui a qualifié ses partenaires africains de « pays de merde » et qui ne s’est jamais rendu en Afrique. Pas d’annonce très concrète pour le moment : la politique extérieure de Joe Biden n’est pas encore connue, mais son équipe annonce une rupture de ton et de méthode avec l’administration sortante, qui avait fini par prendre ses distances avec le continent.

Joe Biden assure vouloir restaurer les liens diplomatiques avec les institutions (telle que l’Union africaine) et les gouvernements africains. Il promet de maintenir le Yali, un programme qui fait la promotion des jeunes leaders africains.

Il a en outre promis d’organiser un sommet de chefs d’États africains, comme l’avait déjà fait Barack Obama en 2014. De quoi nouer des liens concrets avec ses homologues africains. Précisons que Joe Biden bénéficie de l’expertise de grands noms de la diplomatie américaine, comme le diplomate Nicolas Burns ou Susan Rice, l’ancienne chargée d’Affaires africaines sous Bill Clinton.

 « On ne s’attend pas à un changement spectaculaire », tempère toutefois un diplomate africain. « On pourrait s’attendre, poursuit cette source, à une reconduction de l’AGOA », le programme d’échanges commercial qui permet aux pays africains d’exporter des produits vers les États-Unis sans être taxés.

Le grand enjeu reste la présence militaire américaine au Sahel. L’équipe de Joe Biden n’a donné aucune indication sur ses intentions.

On devrait enfin observer un changement radical sur les questions migratoires.  Joe Biden entend mettre fin à la « politique inhumaine en matière d’immigration » menée par Donald Trump. Le président élu promet par exemple d’annuler le « travel ban », les restrictions de voyages qui touchent les citoyens nigérians, soudanais et somaliens.

ACP/CL/MPK