Le PM algérien n’écarte pas « l’hypothèse d’un acte criminel » concernant les feux de brousse

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Kinshasa, 08 novembre 2020 (ACP) – Le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad dit ne pas écarter « l’hypothèse d’un acte criminel » concernant les feux de forêts déclarés spontanément vendredi dans dix provinces de l’ouest et du centre du pays et causant la mort de deux personnes, ont rapporté dimanche des médias internationaux.

En se rendant samedi dans la localité de Gouraya, dans la province de Tipasa, à l’ouest d’Alger, où les deux victimes ont été enregistrées, M. Djerad a promis l’ouverture « d’une enquête minutieuse » pour déterminer les circonstances de ces incendies, ayant provoqué une asphyxie chez plusieurs citoyens et provoqués d’importants dégâts matériels.

« Si les enquêtes révèlent qu’il s’agit d’actes délibérés et prémédités », dit le chef de l’exécutif, « on ne sera pas tolérant vis-à-vis des ennemis de la vie et des détracteurs du pays« , avait-il prévenu.

Ce qui laisse dire au Premier ministre qu’il s’agit d’un « acte criminel » est le fait que, selon lui, « les incendies se sont déclarés à travers l’ensemble du territoire national d’est en ouest et en même temps ».

Outre Tipasa et ses environs, d’autres départements du centre et de l’ouest du pays ont connu le même sort, à l’instar de Béjaïa, Tizi Ouzou, Blida, Médéa, Ain Defla, Chlef, Oran, Tlemcen, Sidi Bel Abbès ; quoique dans plusieurs endroits le feu a été  maitrisé.

Devant l’ampleur de la catastrophe, les éléments de la Protection civile et les services des forêts ont déployé de gros moyens pour lutter contre les flammes du reste attisées par le vent.

L’OLF a été désigné comme groupe terroriste par le Parlement éthiopien en 2011. Il a toutefois été retiré de la liste des groupes terroristes en juillet 2018 pour faciliter les négociations et favoriser la réconciliation.

ACP/CL/MPK