Des milliers d’Éthiopiens fuient les combats pour se réfugier au Soudan

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 Kinshasa, 10 novembre 2020(ACP).- Des milliers d’Ethiopiens ont fui des combats pour se réfugier au Soudan, une semaine après le début des hostilités qui se poursuivent dans la région du Tigré, a-t-on appris mardi de la presse étrangère.

Selon cette source, l’aviation éthiopienne a mené, lundi, plusieurs frappes sur des positions du Front de libération des peuples tigréens.

Face à cette situation, la communauté internationale s’inquiète que le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique sombre dans la guerre civile.

Le conflit a déjà des répercussions sur les pays voisins. Au Soudan, des milliers de citoyens Ethiopiens affluent dans la zone frontalière.

La situation semblait hors de contrôle lundi dans la région d’El Gedarif, à l’est du Soudan. Malgré la fermeture des frontières et le déploiement de l’armée, les autorités soudanaises ont été complètement dépassées par un afflux massif de déplacés éthiopiens.

Des sources humanitaires et des contacts sur place assurent : « La localité d’El Fashaga est submergée de réfugiés ». Ils sont plusieurs milliers, 10 000 peut-être, impossible d’avoir des chiffres exacts. Pour la plupart, ce sont des Tigréens qui fuient les combats et on dénombre beaucoup de blessés. Plusieurs sources mentionnent des explosions du côté éthiopien et de la fumée visible depuis le Soudan.

Si l’armée soudanaise a laissé rentrer les civils, elle a rejeté toute personne portant un uniforme militaire. La Croix-Rouge soudanaise a été autorisée à intervenir de l’autre côté de la frontière pour soigner les blessés.

Lundi soir la situation semblait s’être relativement calmée. Mardi matin, une réunion s’est tenue en urgence entre humanitaires et officiels soudanais. Une des pistes envisagées : rediriger ces milliers de déplacés vers les camps de réfugiés de Shagarab. Un camp qui abrite déjà quelque 40 000 Eyrthréens.

Pour sa part, le  Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok a proposé une médiation de l’Agence intergouvernementale pour le développement. Une offre refusée par Abiy Ahmed qui estime que les événements au Tigré sont une affaire strictement nationale. ACP/Zng/Cnf/GGK/Thd