L’importance de la statistique relevée à l’occasion de la commémoration de la JAS

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Kinshasa, 20 Novembre 2020 (ACP).- La vice-Première ministre, ministre du Plan, Elysée Munembwe Tamukumwe,  a relevé l’importance des statistiques dans la vie sociale et économique à l’occasion de la célébration de la Journée africaine de la statistique(JAS), le 18 novembre de chaque année, a appris l’ACP vendredi dudit ministère.

Le gouvernement, à travers le ministère du Plan a retenu comme thème : «Moderniser les systèmes statistiques nationaux pour fournir des données et statistiques, en vue de soutenir la paix et le développement durables en Afrique». Ce thème a été choisi pour sensibiliser les décideurs, les partenaires techniques et financiers, les producteurs des données, les chercheurs et le grand public à l’importance cruciale des statistiques démographiques, socioéconomiques et celles relatives à la gouvernance.

La célébration de cette 30ème édition journée, instituée lors de la 25ème  session de la commission économique pour l’Afrique et la 16ème  réunion des ministres africains de l’Economie et du Plan en mai 1990, a deux objectifs à savoir: la sensibilisation du public à l’importance de la statistique dans tous les aspects de la vie sociale et économique d’une nation et la promotion pour une utilisation systématique et à plus grande échelle des statistiques, en vue de la prise des décisions basées sur des faits.

A cet effet, la vice-Première ministre a souligné qu’en République démocratique du Congo, la journée devrait être célébrée à travers plusieurs manifestations et événements de promotion. Cependant, elle est généralement consacrée au plaidoyer et au lobbying pour le financement des activités statistiques car, la production statistique mobilise beaucoup de ressources financières, matérielles, techniques et humaines.

La RDC est confrontée depuis des décennies aux conflits armés qui ont causé la mort des milliers de personnes, notamment des femmes et des enfants. Ces conflits ont entrainé le déplacement forcé des populations, la perturbation de l’activité économique, l’augmentation du chômage, la perte de revenus, la rechute dans la pauvreté extrême, la destruction des infrastructures de base et une incertitude généralisée du lendemain.

La vice-Première ministre a reconnu, néanmoins, que le gouvernement  ne dispose pas des statistiques fiables et à jour sur les phénomènes susmentionnés. C’est pourquoi, la paix, la sécurité et le développement socioéconomique du pays doivent faire l’objet d’un suivi pour que les statistiques y afférents soient au centre des préoccupations de toutes les parties prenantes du système statistique national congolais comme recommandé par l’Union Africaine. « L’édification de la paix en Afrique d’une manière générale et en RDC en particulier, requiert des statistiques et des données fiables dans les divers domaines, notamment la gouvernance, la paix, et la sécurité. En effet, disposer des statistiques sur la paix est indispensable et leur contribution ne devrait pas se limiter seulement à compter les afflictions causées par les conflits, mais par contre, servir à créer les conditions propices au développement durable », a dit la vice-Première ministre, soutenant que les statistiques sur la gouvernance sont fondamentales pour s’assurer que la relation entre un Etat et sa population est exclusive, transparente et responsable. Ces statistiques sur la gouvernance, la paix et la sécurité peuvent contribuer, cependant, à la prévention et à la gestion des conflits et de la violence.

Selon elle, les statistiques sociodémographiques et économiques sont essentielles pour comprendre et utiliser les informations économiques à des fins de planification, de conception et de suivi des politiques et des programmes.   ACP/ Kayu/ODM/Nig