Mme Françoise Kat Kambol proclamée docteur en sociologie avec grande distinction

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Lubumbashi, 21 Nov. 2020(ACP).-Mme Kat Kambol a été proclamée, jeudi, docteur en sociologie avec la mention grande distinction à l’issue de la soutenance de sa thèse doctorale dans l’auditoire Wazia de la faculté des sciences sociales politiques et administratives de l’université de Lubumbashi.

Sa thèse titrée : « représentations et pratiques sociales sur l’enfant drépanocytaire au regard du genre à Lubumbashi », a eu pour promoteur le professeur Gibert Mahemba N’sakila.

Dans sa dissertation doctorale, Mme Françoise Kat Kambol a relevé qu’à Lubumbashi, la drépanocytose est considérée comme une maladie honteuse, un mauvais sort, ou encore une malédiction. Elle a aussi souligné qu’en RDC, la drépanocytose est un véritable problème de santé publique.

Dans les représentations, l’enfant est marginalisé au niveau familial, car considéré comme une source des dépenses multiples à cause de ses crises sanitaires à répétition ; alors qu’au niveau social, l’enfant est désintégré de la société du fait qu’il ne doit pas se livrer à plusieurs activités ludiques comme les autres enfants.

Par ailleurs, dans les pratiques sociales, l’enfant subit des rituels de purification des tradipraticiens et se voit interdit de    consommation de certains aliments. Au niveau familial, la mère de l’enfant drépanocytaire est le membre de la famille qui assure la prise en charge autant médical que social. Elle est le membre qui se trouve au centre de l’encadrement de l’enfant drépanocytaire

La mère de l’enfant se victimise, car croyant qu’elle est auteur de ce dont souffre son enfant

La découverte de la drépanocytose au niveau social chez l’enfant est parfois la cause de divorce de certains couples, alors que certains acceptent d’assumer leurs responsabilités pour n’avoir pas effectué de test de l’électrophorèse.

Mme Françoise Kat Kambol a, par ailleurs, appelé le gouvernement congolais à créer un type d’enseignement adapté à la situation des enfants drépanocytaires afin de leur assurer également une bonne instruction, vu que leur santé ne facilite pas guère l’achèvement correct et ininterrompue de l’année scolaire. Elle a martelé que la prise en charge de l’enfant drépanocytaire devrait être assurée non seulement sur le plan médical, mais aussi social et psychologique.

Le jury de cette soutenance de thèse doctorale a été présidé par le professeur Émérite Kazadi Kimbu. ACP/Zng/CL/MPK