La société civile environementale consultée pour enrichir le cadre mondial de la biodiversité post 2020

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Kinshasa, 24 novembre 2020 (ACP).- Le secrétariat général du ministère de l’Environnement et développement durable a consulté les acteurs de la société civile environnementale et des organisations des peuples autochtones pygmées dans le cadre de l’enrichissement du projet initial  du cadre mondial de la biodiversité post 2020, dans un atelier qu’il a organisé du 23 au 24 novembre, à Kinshasa.

Pour le représentant de ce ministère et point focal de la Convention sur la diversité biologique (CDB), Mike Ipanga, le succès de ce nouveau cadre, qui sera adopté en 2021 lors des travaux de la CoP15 prévu à Kinling en Chine, et qui sera d’application pour la décennie 2021-2030, passe par un processus participatif et global afin de préparer une note de position de la RDC. «Tous les 10 ans, les Etats adoptent un cadre censé fournir des orientations aux pays pour la gestion de la  biodiversité», a-t-il dit, indiquant que les négociations pour adopter ce nouveau cadre sont encore en cours.

Mike Ipanga a rappelé les engagements internationaux de la RDC dans le secteur de l’environnement et de la biodiversité dont la Convention sur biodiversité biologique,  soulignant la nécessité pour le gouvernement congolais d’avoir les commentaires, les avis, les amendements et les recommandations des organisations de la société civile par rapport au contenu de ce cadre.

Le commandant adjoint du corps pour la protection des parcs nationaux et réserves naturelles apparentés de l’Institut  congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Benoit Kisuki Mate a, quant à lui, soutenu qu’il est important pour ces acteurs d’analyser les forces et faiblesses des propositions de ce cadre par rapport aux politiques nationales et à la vision de la conservation de la nature au niveau national.

Les acteurs de la société civile ont de leur côté, exprimé le souhait de voir l’Etat congolais améliorer son apport du budget alloué au secteur de la biodiversité d’autant qu’il est souverain de ses ressources biologiques malgré sa prise de partie à une quelconque convention internationale.

Une action stratégique urgente nécessaire pour transformer les modèles économiques

Le cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020, dont une copie est parvenue à l’ACP, propose une action stratégique urgente au niveau mondial, régional et national nécessaire pour transformer les modèles économiques, sociaux et financiers, de manière à stabiliser les tendances responsables de l’aggravation de la perte de biodiversité au cours des dix prochaines années.

Ceci pourra permettre, d’après la source, de reconstituer les écosystèmes naturels au cours de vingt années suivantes, avec des améliorations nettes d’ici 2050 pour réaliser la vision de la  Convention, à savoir «Vivre en harmonie avec la nature d’ici 2050».

Lors de ces assises, des travaux en groupe ont été organisés pour permettre aux participants de proposer des éléments de compromis aux questions d’orientation en rapport avec le cadre  mondial. ACP/