Appel aux acteurs de la société civile en sécurité routière à vulgariser le code de la route

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Kinshasa 25 novembre 2020 (ACP).-  L’expert en matière de sécurité routière du ministère de Transports et voies de communication, Joël Bongambu, a appelé  mercredi, les acteurs de la société civile en sécurité routière à initier des campagnes de sensibilisation pour la vulgarisation du code de la route afin de réduire sensiblement les accidents routier en République démocratique du Congo (RDC).

Joël Bongambu l’a dit mercredi, lors d’une séance de formation de trois jours, soit du 24 au 26 novembre 2020, organisée par l’ONG Handicap international, au Centre des Handicapés, dans la commune de la Gombe, visant à renforcer en capacité les acteurs de la société civile impliqué dans la lutte pour la réduction des accidents routiers.

« Les acteurs impliqués dans la sécurité routière doivent être capables de maîtriser tous les 151 articles du Code de la route car ils sont ceux qui doivent apporter des éclaircissements en cette matière à d’autres domaines de la vie courante tel que  la justice », a-t-il indiqué.

Joël Bongambu a, en outre, appelé les participants à cette formation, à sensibiliser les autorités publiques pour la promotion de l’auto-école agréée par l’Etat, du fait que presque 90% des conducteurs ne sont  pas passés par la formation.

Selon lui, la formation en auto-école et l’apprentissage des règles de circulation routière sont obligatoires pour tout chauffeur.

Le formateur de l’ONG Handicap international, Marius Lomboto, a, de son côté, signalé aux participants, que leurs actions doivent inciter les décideurs à prendre de bonnes décisions sur la sécurité routière.

Il a, par ailleurs, proposer la voie vers l’industrialisation des routes congolaises pour permettre la maximisation des recettes au profit de la caisse de l’Etat, avant de faire savoir que le budget d’une route doit consacrer environ 10 à 15% à la signalisation routière.

Marius Lomboto est également intervenu sur les infractions commises sur la route indiquant que pour payer une amande d’une infraction, le conducteur doit au préalable exiger de la part de la police de circulation routière, un procès verbal qui fait le constat de l’infraction.

Il a, ainsi proposé la création des tribunaux spéciaux en matière de circulation routière avec des agents spéciaux afin de permettre la bonne réglementation de la circulation routière en RDC.

Il sied de noter que le code de la route congolais comprend quatre grandes parties à savoir, la réglementation sur la circulation routière, la signalisation routière, les contraventions de police en matière de circulation routière et les constatations des infractions et sanctions diverses. ACP/Kayu/ODM/KJI/JLL