La Péritonite occupe une place de choix de pathologies abdominales d’urgence, selon un finaliste en médecine

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Lubumbashi, 25 novembre . 2020 (ACP). – La péritonite aigue généralisée, (PAG) occupe une place de choix de pathologies abdominales d’urgence en termes de fréquence et de gravité (29,6%), a démontré mardi Léonard Muyumba Fundi, un finaliste en médecine de l’Université Contemporaine Umoja Plus, de Lubumbashi.

Il l’a ressorti dans son travail intitulé « Profil de la péritonite aigue généralisée, cas de l’hôpital général de référence Kenya du 01 janvier 2018 au 31 décembre 2019 » présenté et défendu en vue de l’obtention du grade de docteur en médecine chirurgie et accouchement.

Il a défini la péritonite aigue comme l’inflammation brutale et diffuse de la séreuse péritonéale d’origine bactérienne ou chimique du péritoine par une inoculation septique. Cette pathologie qui se manifeste le plus souvent chez les jeunes, (26-30 ans), constitue une urgence vitale nécessitant une hospitalisation et une prise en charge thérapeutique rapide, a-t-il précisé.

Facteurs favorisant la Péritonite

Le récipiendaire a déclaré que les mauvaises conditions socio-économiques favorisent la survenue de la péritonite. Dans son étude il a fait savoir que 69,56% des malades provenant des milieux ruraux présentent un niveau socio-économique bas.

La douleur abdominale est un signe constant présent chez tous les patients, les vomissements et les troubles de transit figurent parmi les signes cliniques de cette maladie.

Léonard Muyumba Fundi, a souligné que l’examen radiologique est essentiel pour confirmer le diagnostic de perforation. Cette radiologie se limite en général à un abdomen sans préparation.

Recommandations

Il a recommandé aux autorités politiques et sanitaires la mise en place d’une sécurité sociale ; d’encourager les mutuels de santé ; d’envisager la vaccination anti-typique sur une grande échelle surtout chez les jeunes scolarisés et si possible chez tous les enfants dès l’âge de deux ans.

Il a suggéré aux agents socio-sanitaires un examen clinique adéquat des malades ; l’éviction de l’usage abusif des médicaments, (antalgiques, antibiotiques) dans les syndromes douloureux abdominaux.

Il a demandé à la population d’orienter le plus rapidement à l’hôpital les malades avec douleurs abdominales.

31 cas de l’hypertrophie de la prostate enregistrés à l’HGR Kenya

Moïse Muland Mbundj, quant à lui, a signifié dans son étude que 31 cas de l’hypertrophie de la prostate ont été enregistrés à l’hôpital général de référence, (HGR/Kenya) période allant de 2017-2019. 93,55% dont 70,97% mariés de plus de 50 ans ont présenté une prostate augmentée de volume.

64,51% (50-70 ans) ont présenté des signes obstructifs dans lesquels 48,39% des cas avaient des complications pour uriner.

Il a déclaré que 96,7% des cas, (âge supérieur à 70 ans) ont eu un état général altéré et 96,77% des patients n’ont pas présenté un antécédent familial de cancer de prostate.

Il a recommandé au gouvernement de promouvoir la formation d’urologue pour une meilleure prise en charge de l’hypertrophie bénigne de la prostate et de mettre en place le dépistage gratuit pour une meilleure prévention.

37 cas d’endométrite rapporté sur 526 accouchements

La finaliste Magalie Kaj Kasela, a indiqué que 37 cas d’endométrite ont été rapportés sur 526 accouchements enregistrés à l’HGR/Kenya de janvier 2018 à juin 2020. Elle a relevé que la fréquence de l’endométrite du « post-partum » est de 7,0% avec une forte distribution enregistrée au cours de l’année 2019 soit 59,5%.

Cette pathologie, a-t-elle dit touche les plus souvent les femmes mariées qui accouches par voie haute, (césarienne).

Elle a signalé que le diagnostic est essentiellement clinique tout en précisant que seulement 8,5% des cas aurait réalisé une échographie.

L’endométrite est une inflammation de la muqueuse utérine, (endomètre) qui a comme signe majeur la fièvre et des douleurs abdominales pelviennes, (qui a rapport au bassin).   ACP/Kayu/ODM/KJI/JLL