Pour une mobilisation nationale en faveur de la sécurité routière en RDC

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Kinshasa, 26 novembre 2020 (ACP). – Les acteurs de la société civile impliqués dans la lutte contre les accidents routiers ont évoqué la nécessité d’initier une mobilisation nationale en faveur de la sécurité routière en République démocratique du Congo (RDC).

Ils ont exprimé cette nécessité jeudi, à la clôture d’une formation technique de trois jours, soit du 24 au 26 novembre 2020, en sécurité routière organisée à leur attention par l’ONG Handicap international, au Centre des handicapés dans la commune de la Gombe.

Le chef de projet de l’ONG Handicap international/RDC, Marius Lomboto, a, lors de son intervention sur la mobilisation mondiale en faveur de la sécurité routière, indiqué qu’environ 1,35 million de personnes meurent chaque année dans le monde du fait des accidents de la route, soit plus de 3.760 décès par jour.

Cette mortalité est beaucoup plus élevée dans les pays en voie de développement, a-t-il fait remarquer, estimant que cette situation devrait trouver des solutions pour un système de transport sûr à travers certains éléments clés à savoir, des bonnes routes, des bons véhicules, des citoyens avertis et éviter les erreurs humaines sur la route.

« La RDC devrait être sensible aux facteurs des risques des accidents de circulation routière tels que la conduite sous l’influence de l’alcool, le non port de la ceinture de sécurité, l’excès de vitesse, le manque de soins intensifs post accidents et le non port de casque pour les motocyclistes », a-t-il souligné.

Joel Bongambo, expert en matière de sécurité routière au ministère des Transports et voies de communication, a clôturé cette séance de formation en appelant ces acteurs à mener des campagnes de sensibilisation à l’importance du tableau de bord d’un véhicule, lequel consiste à renseigner au conducteur sur le fonctionnement du moteur de l’engin automobile.

L’ONG handicap international estime que si l’on veut réduire les accidents de circulation routière dans la ville de Kinshasa, toutes les parties prenantes entre autres la Police de circulation routière (PCR), la Commission nationale de prévention routière (CNPR) et la société civile devraient s’impliquer dans des sensibilisations pour des routes sûres.

ACP/GGK