Ituri : la population de la chefferie des Bahema-Nord et du secteur des Walendu-Tatsi invitée à l’unité dans la diversité

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Bunia, 30 novembre 2020 (ACP).- Le ministre provincial en charge de l’Agriculture, pêche et élevage, Me Guerschom Dramani Pilo, a invité la population de la chefferie des Bahema-Nord et celle du secteur des Walendu-Tatsi à l’unité dans la diversité pour la paix durable dans les deux entités coutumières en particulier et le territoire de Djugu en général. C’était lors de l’atelier de formation des ambassadeurs de la paix aux vingt leaders ressortissants des entités sous examen, organisé par la 20ème CECA.

« L’unité se nourrit de la tolérance et prend ses racines de la fraternité et l’amour. Pour ce qui est l’amour fraternel, dit la bible, vous n’avez pas besoin qu’on écrive, car vous avez vous même appris de Dieu à vous aimer les uns et les autres… Abonder toujours dans cet amour« , a-t-il lancé aux ambassadeurs de la paix.

Le ministre provincial a estimé que la recherche de la paix dans la chefferie de Bahema-Nord et secteur des Walendu-Tatsi ainsi que dans les églises, implique au-dessus de tout le sens de responsabilité qui passe par la capacité pour chacun d’identifier sa contribution personnelle soit collective dans le développement ou dans la détérioration de la situation sécuritaire dans ces deux entités.

Plutôt que de continuer à se pointer les doigts, il a appelé les uns et les autres à avoir l’habitude de regarder autour d’eux.

Il a par ailleurs, au nom du gouvernement provincial, exhorté les habitants de ces entités coutumières à dénoncer, à se désolidariser et à résister pacifiquement à tous les actes qui visent à s’attaquer aux vertus de l’amour dans la vérité, de l’amour dans la tolérance, la tolérance dans la diversité, de l’unité dans la diversité et du sens de responsabilité.

Il a déclaré que la province de l’Ituri est gravement menacée dans sa cohésion interne, dans son unité et son identité provinciale qui se traduit par deux faits saillants à savoir : les drames odieux et la communautarisation et la stigmatisation de la situation sécuritaire et politique.

S’inscrivant dans la philosophie de ces assises sur le secteur de l’agriculture, pêche et élevage qui demeure la clef pour nouer la paix et l’unité de l’Ituri, Me Guerschom a relevé qu’il s’agit d’un fait réel d’autant plus que la majorité de la population de l’Ituri vit essentiellement de l’agriculture et qu’un bon nombre de cette population sont aussi de croyants dans les églises raison pour laquelle, a-t-il dit, la vision de son ministère est fondée sur « faire de l’agriculture un moteur de la cohésion sociale, de paix sociale et de la stabilité politico-économique gage du développement ». ACP/Kayu/ODM /Nig