La dérogation d’importer du ciment gris de Brazzaville concerne une partie du pays, selon Jean-Lucien Bussa

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Kinshasa, 30 novembre 2020 (ACP).- Le ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa, a fait savoir que la dérogation d’importer du ciment gris de Brazzaville, en République du Congo, par la République démocratique du Congo (RDC) concerne une partie du pays, notamment les anciennes provinces Orientale, de l’Equateur ainsi que l’espace Grand-Kasaï et non toutes les provinces, a appris lundi l’ACP dudit ministère.

Le ministre l’a indiqué samedi, à la commission Environnement, tourisme, ressources naturelles et développement durable de l’Assemblée nationale, dans sa réponse aux préoccupations des élus du peuple de ladite commission, à propos de cette dérogation d’importation du ciment gris de Brazzaville.

Cette mesure, a-t-il précisé, vise à répondre au besoin d’approvisionnement du marché de ces provinces, ajoutant, par ailleurs, que cette dérogation limite les ciments à importer à raison d’un quota de 100.000 tonnes par an.

La même source indique que le ministre du Commerce extérieur a également fait savoir que les estimations chiffrées du ministère de l’Economie nationale indiquent un besoin d’approvisionnement annuel du ciment gris évalué à 376.980 tonnes, à raison  de 108.036 tonnes pour l’ancienne province Orientale, 103.152 pour le Grand Equateur et 165.792 pour l’espace Grand-Kasaï.

Jean-Lucien Bussa a aussi fait remarquer qu’en protégeant l’industrie locale, le gouvernement devra prendre en compte un certain nombre des considérations, notamment le fait que «Le consommateur a besoin d’un approvisionnement régulier pour toutes les provinces de la RDC des produits garantissant un rapport qualité-prix satisfaisant à son égard », rappelant  que  les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) en matière de contingente, c’est-à-dire les règles qui prescrivent « les mesures y relatives doivent s’alléger chaque année jusqu’à leur levée au bout de quatre ans et, si le besoin de sauvegarde de l’industrie l’impose encore, le gouvernement concerné a la latitude de les proroger progressivement pour une autre période de quatre ans ».

«Ces deux impératifs, associés aux précisions apportées précédemment », a dit le ministre Bussa, « clarifient et justifient en même temps la dérogation prise. Ainsi, elle ne peut avoir pour effet de mettre en mal les entreprises nationales productrices du ciment».

La Direction générale des douanes et accises (DGDA) est  prête à prendre toutes les dispositions nécessaires pour veiller à l’application stricte des mesures gouvernementales qui seront prises et à faire le suivi des apurements des quantités, a déclaré le ministre du Commerce extérieur. ACP/Kayu/ODM/NKV