La RDC souscrit à la réforme de la CEEAC

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Kinshasa, 30 novembre 2020.- La RDC, représentée par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, à la 18ème session ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement  de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), a souscrit vendredi,  avec les  autres Etats membres de cette organisation régionale, à sa réforme.

Selon les participants, le but de la révision du Traité instituant la CEEAC est de la doter d’un outil fort, adapté à l’environnement de l’heure, cohérent, ambitieux, mais aussi tenant compte des réalités de la région d’Afrique centrale en vue d’enrichir l’espace communautaire régional d’un arsenal juridique pertinent. 

Dans le lot de nouveaux objectifs en adéquation avec les problématiques de l’heure, il y a notamment, la mise en place d’un espace de sécurité et de défense commun entre les États;  l’élaboration des principes de coopération en matière judiciaire, migratoire, environnementale et de développement durable; et  l’institution d’une citoyenneté communautaire.

S’agissant des évolutions futures de la Communauté, le projet de Traité ouvre la possibilité à la CEEAC de fusionner, le cas échéant, avec d’autres organisations de l’espace Afrique centrale dans le but de constituer une seule communauté unifiée.

Au niveau des institutions communautaires, le projet de Traité envisage le passage du Secrétariat général à la Commission, afin de lui permettre d’être en capacité de répondre aux nouveaux défis à relever.

De même, il donne une nouvelle fonctionnalité au Comité des Représentants permanents (COREP), met la Cour de Justice et la Cour des Comptes en situation de jouer désormais leur rôle d’accompagnement d’une communauté de droit.

En outre, il intègre le mécanisme du COPAX (Conseil de Paix et de Sécurité) et son processus décisionnel dans le dispositif institutionnel de la CEEAC et tient compte de la nécessité de l’arrimer de façon harmonieuse à l’Architecture de Paix et de Sécurité (AAPS) de l’UA.

Pour y arriver, les États membres sont conviés à apurer leurs arriérés de cotisation et de mettre effectivement en œuvre la Contribution Communautaire d’Intégration(CCI). Cette réforme intervient après trois  décennies depuis l’adoption de Traité instituant  la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale.

Cette session a connu le passage à témoin entre le Président sortant de la CEEAC, le Gabonais Ali Bongo Ondimba, et son successeur, Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville. ACP/Kayu/ODM/Nig