Ouverture à Kinshasa du 28ème conseil du Fonds du patrimoine mondial africain

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Kinshasa, 01 décembre 2020 (ACP).- Les travaux du 28ème conseil du Fonds du patrimoine mondial africain (FPMA) ont été démarrés lundi à Kinshasa, par la première journée qui était consacrée à l’atelier technique sur la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial en RDC, prévus  du 30 novembre au 4 décembre2020.

Selon le directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Pasteur Cosma Wilungula, c’est un honneur pour la République Démocratique du Congo qui a déjà fourni beaucoup d’efforts dans le sens des mesures correctives pour sortir ses sites notamment le parc de Garamba de la liste des sites en péril.

« En fait, l’ICCN attend beaucoup de cette réunion. Premièrement, c’est un honneur pour l’ICCN et la RDC que tous les 7 collègues des pays africains aient accepté que cette réunion se tienne en République démocratique du Congo. Deuxièmement, il y a des mesures correctives. Si nous avons 7 ou 6 sites inscrits au patrimoine mondial et qui se trouvent sur des sites en péril. Le Secrétaire exécutif explique que le site en péril n’est pas une sanction.  Mais c’est juste pour attirer l’attention des bailleurs de fonds pour nous aider et nous sommes en processus de ce qu’on appelle les mesures correctives. Elles vont nous aider à corriger et redonner de la valeur à nos valeurs universelles exceptionnelles qui se sont dégradées », a expliqué Pasteur Cosma Wilungula.

« Donc, nous avons déjà un grand pas sur l’accroissement de nos gorilles, nous avons les rhinocéros blancs qui sont perdus pour le parc de Garamba. Mais nous avons un accroissement des girafes, d’éléphants et d’hippopotames. Le parc de Salonga est en train d’être réhabilité, nous avons tous intervenu pour qu’on arrête le bloc pétrolier et l’exploitation pétrolière dans le parc. Tout ça, ce sont des mesures correctives pour que nos sites puissent sortir de la liste en péril », a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur exécutif du Fonds du patrimoine mondial africain (FPMA), Souayibou Varissou a démontré l’intérêt que son organisation porte sur la RDC du fait que le pays figure dans la petite liste de pays ayant plus de 5 sites inscrits au patrimoine mondial. Il espère que les résolutions qui sortiront de cette réunion aideront la République démocratique du Congo de s’en sortir face aux défis dans le domaine de la conservation.

« La République Démocratique du Congo est au cœur du patrimoine mondial parce que c’est elle qui abrite un plus grand nombre sur les biens. 7 sites c’est beaucoup. Les pays qui ont plus de 5 sites ne sont pas nombreux. C’est un intérêt pour nous. Mais la République démocratique du Congo fait face à beaucoup de difficulté dans la conservation du bien du patrimoine mondial. Notre rôle, en tant que Fonds du patrimoine mondial africain, est justement de réfléchir avec nos collègues et institutions sur les voies et moyens que nous pouvons identifier pour faire face aux défis concernant la conservation », a déclaré M. Souayibou Varissou.

Le FPMA a été créée en 2006 en Afrique du Sud, avec le mandat de soutenir les pays africains à mettre en œuvre la Convention du patrimoine mondial, c’est-à-dire (1) soutenir l’identification et la préparation des sites africains pour inclusion dans la liste du patrimoine mondial, (2) assister efficacement les actions de conservation et de gestion des sites naturels et culturels du patrimoine mondial en Afrique, (3) soutenir la réhabilitation des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril, (4) former les professionnels du patrimoine et les gestionnaires de sites en tant qu’investissement continu dans la conservation et la protection du patrimoine diversifié et magnifique d’Afrique et (5) assurer le développement durable sur et autour des sites du patrimoine mondial, avec un accent particulier sur l’implication et les avantages des communautés locales. ACP/ Fng/Zng/Cfm/GGK/Thd