Elysée Munembwe répond aux préoccupations des députés sur le PNSD et  l’aide internationale

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Kinshasa, 03 décembre 2020 (ACP).-La vice-Première ministre et ministre du Plan, Elysée Munembwe Tamukumwe, a répondu  mercredi, aux préoccupations relatives au Plan national stratégique de développement (PNSD) ainsi qu’aux problèmes de coordination et d’efficacité de l’aide des partenaires et autres ONG, exprimées par les députés membres de la commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et développement durable que dirige le député Elvis Mutiri Wa Bashala (Président) et François Nzekuye (vice-Président).

La vice-Première ministre, ministre du Plan a brossé, à cet effet, les grandes lignes du PNSD, « un outil programmatique et fédérateur qui reprend les priorités des politiques publiques pour la réalisation de la vision de développement dont la première tranche couvre la période 2019-2023».

Ce Plan, validé par le gouvernement le 27 décembre 2019, permet dès lors au pays de disposer d’un seul cadre fédérateur de référence des interventions du gouvernement et de ses partenaires afin d’éviter une multiplicité des cadres programmatiques.

Il est garanti,  à la fois, par le portage politique et une large adhésion des parties prenantes, de la base au sommet grâce à une meilleure appropriation du processus du développement, au regard des évolutions récentes. Il permet également aux  partenaires d’aligner leurs cadres  d’interventions-pays sur les priorités nationales, a expliqué la vice-Première ministre, ministre du Plan aux élus nationaux.

Elysée Munembwe a fait savoir que le PSND (2019-2023) comprend trois volumes, à savoir le cadre stratégique axé, notamment sur les Objectifs de développement durable. Le PNSD répond aux questions « Où en sommes-nous ? » sur les plans politique, sécuritaire, économique et social ; « Où allons-nous ?», «Que faire ?»; «Comment financer?» ; et «Comment suivre et évaluer ?».

Le cadre opérationnel chiffré comprend pour le moment, un Programme pluriannuel des actions prioritaires (PAP), y compris les réformes à mener; l’architecture institutionnel de mise en œuvre et le dispositif technique de suivi et évaluation.

Le PNSD s’adosse enfin sur la vision de développement à long terme de la RDC issue de l’Etude nationale prospective (ENP) et renforcée par la vision du Chef de l’Etat, à laquelle a adhéré la majorité des Congolais et traduite dans le Programme d’Action du gouvernement, a encore expliqué la vice-Première ministre en charge du Plan.

Elle a rappelé aux députés nationaux la vision commune du développement, soulignant « qu’en 25 ans, les potentiels des secteurs extractifs et agricoles de la RDC auront été mis en valeur, dans l’optique de construire une économie diversifiée à croissance inclusive et à revenu intermédiaire, qui vise à vaincre la pauvreté ».

 Le PNSD a retenu, selon une approche largement participative, 5 orientations  stratégiques déclinées en priorités, à savoir la  valorisation du capital humain ; le développement social; le renforcement de la bonne gouvernance ; la restauration de l’autorité de l’Etat et la consolidation de la paix; la consolidation de la croissance, la diversification et transformation de l’économie ; l’aménagement du territoire, la reconstruction et modernisation des infrastructures; la protection de l’environnement,  la lutte contre le changement climatique, le développement durable et équilibré. Ces objectifs sont en même temps les piliers du Programme d’actions du gouvernement.

De l’aide au développement

La vice-Première ministre a laissé entendre, au chapitre de la coordination et de l’efficacité de l’aide au développement, que les différentes préoccupations des élus nationaux rencontrent  les prescrits de la loi n° 004/2001.

Cette loi porte, d’une part, sur les dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d’utilité publique, et, d’autre part, sur des Accords internationaux tels que la déclaration de Paris, l’Agenda d’Accra, l’Agenda de Kinshasa et l’Accord de Busan, sur lesquels se basent les principes sur l’efficacité de l’aide au développement.

Ces principes sont l’appropriation des priorités de développement par les pays partenaires bénéficiaires de la coopération; l’orientation vers les résultats; partenariats ouverts à tous; la transparence et la redevabilité mutuelle; l’harmonisation des interventions.

S’agissant de l’incohérence observée dans le domaine de l’aide, Mme Elysée Munembwe  a convenu avec ses interlocuteurs que ce domaine est un chantier qui nécessite un redressement total de la part du gouvernement pour une meilleure efficacité de l’aide.

«Le Gouvernement est engagé dans la mise en place des outils, la révisitation des textes et le partage des responsabilités entre les parties prenantes en vue d’une réorganisation cohérente et efficace des interventions des partenaires au développement en République Démocratique du Congo», a-t-elle soutenu. ACP/ZNG/Awa