La directrice exécutive de l’ONUSIDA salue les efforts conjugués dans la lutte contre le VIH/Sida en RDC

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Kinshasa, 3 Décembre 2020 (ACP).- La directrice exécutive de l’ONUSIDA (programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida), Winnie Byanyima, a salué mercredi les efforts conjugués en RDC dans la lutte contre le VIH/Sida, au cours d’une conférence de presse organisée au  siège de l’ONUSIDA à Kinshasa.

Selon Mme Byanyima, malgré que ces progrès aient été réalisés au cours des 5 à 10 dernières années, il faut reconnaitre que plus ou moins 60% de personnes vivant avec le VIH/Sida (PVV) sont sous traitement aux antirétroviraux (ARV). Ce taux est trop faible, a-t-elle dit, car l’objectif est d’atteindre 80%. Il faut qu’il y ait des efforts pour augmenter ce taux même à 95% et continuer à tester, à traiter et à prendre des mesures préventives.

La directrice exécutive de l’ONUSIDA a souligné que les efforts que les autorités de la RDC fournissent dans la lutte contre le VIH/Sida et qui reflètent la volonté de mettre un terme à cette pandémie. «L’ONUSIDA a décidé de célébrer la journée mondiale du Sida de cette année le 1er décembre en RDC, pour montrer au monde entier que beaucoup de leçons peuvent être apprises dans ce pays, qui a eu à faire face à plusieurs épidémies, telles qu’Ebola, VIH/Sida et Covid-19».

Mme Byanyima a laissé entendre qu’il ne faut pas abandonner une quelconque maladie, mais il faut continuer à porter une attention à la lutte contre le VIH/Sida.

Elle a rappelé qu’il y a des pays tels que le Swaziland et le Botswana qui ont réussi à vaincre le Sida, en dépit des difficultés, en précisant qu’avec beaucoup d’engagements, « c’est possible de vaincre cette pandémie.

Par ailleurs, lors de sa visite à l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe à Kinshasa, elle a rencontré des jeunes filles vivant avec le VIH qui ont plaidé auprès des autorités pour avoir une vie scolaire normale et accéder à l’école en vue d’avoir la même chance que tous les autres enfants. Elles ont plaidé également contre la discrimination des personnes vivant avec le VIH et pour l’élimination du consentement des parents concernant le dépistage des enfants.

Cette conférence de presse a connu la participation du vice-ministre congolais de la Santé, Albert Mpeti Biyombo, de la directrice pays de l’ONUSIDA en RDC, le Dr Susan Kasedde, du conseiller principal au collège de la santé et du bien-être du Chef de l’Etat, le Dr Benjamin Bola et du directeur du PNLS (programme national de lutte contre le Sida), le Dr Aimé Mboyo. ACP/ ACP/FNG/ZNG/Awa