La cheffe de la MONUSCO condamne les incidents du Palais du peuple

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Kinshasa, 09 décembre 2020 (ACP).- La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC et  cheffe de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), Mme Leila Zerrougui,  condamne les incidents « violents » qui ont eu lieu lundi et mardi dans l’enceinte et autour du Palais du peuple, a indiqué mercredi, au cours de la conférence de presse des Nations Unies, le porte-parole de la MONUSCO Mathias Gilmann.

Pour la cheffe de la MONUSCO, ces incidents constituent « une atteinte inacceptable » à l’état de droit et aux institutions congolaises.

« La RDC ne doit pas connaître de vide constitutionnel alors qu’il faut renforcer en ce moment l’autorité de l’État sur le territoire congolais, la République Démocratique du Congo a besoin d’institutions stables et fonctionnelles se remettant au travail le plus vite possible et se concentrant sur le relèvement économique national et la stabilisation de l’Est du pays », a expliqué le porte-parole de la MONUSCO à Kinshasa.

Mme Leila Zerrougui qui séjourne à New-York où elle a présenté lundi, le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU sur la RDC au Conseil de sécurité, appelle les représentants des partis politiques et leurs « militants » au calme et à la responsabilité. Elle réitère la nécessité d’une résolution rapide et pacifique de la crise politique en RDC qui, si elle persistait, pourrait avoir des répercussions sur la situation économique et sécuritaire du pays.

La représentante spéciale a souligné que la MONUSCO a rencontré au cours du mois dernier de nombreux représentants des forces politiques et de la société civile pour les encourager à résoudre leurs différends par le dialogue, et éviter toutes provocations susceptibles d’inciter à la violence.

Elle leurs a également  exprimé la nécessité de concentrer leurs efforts pour trouver un accord sur les politiques de stabilisation et les réformes institutionnelles essentielles à l’amélioration de la sécurité et de la vie quotidienne des Congolais, tout en leurs rassurant que la MONUSCO continuera à faire usage de ses bons offices pour faciliter une résolution rapide et pacifique de cette situation.

Selon Mathias Gilmann, Mme Leila Zerrougui a aussi  indiqué que les activités meurtrières de groupes armés nationaux et étrangers dans les provinces de l’Est continuaient de mettre en évidence le rôle crucial de la Force de la MONUSCO, y compris sa Brigade d’intervention, pour aider les forces de sécurité nationale à étendre l’autorité de l’État et prévenir la violence contre les civils. ACP/Kayu/KJI