Nord-Kivu : une Journée d’échanges sur l’état d’urgence, sa portée et ses limites dans le cadre de la protection des droits de l’homme

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Goma, 10 Décembre 2020 (ACP).- La ministre provincial de l’Education, Mme Luanda Kamala Prisca, faisant intérim de sa collègue du Genre au Nord-Kivu, a ouvert et clôturé àl’hôtel PLANET, les travaux de commémoration du 72ème anniversaire de la Journée internationale des droits de l’homme célébrée le 10 décembre de chaque année, pour honorer l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies et
la proclamation de la Déclaration Universelle des droits de l’homme.

Une trentaine de participants venus des services étatiques, des organisations de la société civile, Mme Astoo Mbow, Coordinatrice de BCNUGH et le chef du Bureau de la MONUSCO ont pris part active à ces travaux.

Dans une salle au strict respect de mesures barrières, la ministre provincial de l’Education  a dit que cette journée est célébrée sous le thème : « Reconstruire mieux ; défendons les droits de l’homme » dans un contexte particulier lié à la pandémie de coronavirus qui ravage la population de par le monde.

Elle s’est également engagée à accompagner les acteurs du secteur dans toutes les activités tendant à la promotion des droits de l’homme, avant de chuter par un appelle aux participants : «le respect des droits de l’homme, reste notre slogan que si tous ensemble nous conjuguons les efforts dans la promotion et la vulgarisation de celui-ci».

A la clôture des travaux, Mme la Ministre a dit que la RDC reste
déterminer a mettre fin au cortège des malheurs que la province du Nord Kivu a subi au cours de toutes ces décennies en restaurant l’autorité de l’Etat et en déférant tous les auteurs de violation des droits de l’homme, tant nationaux qu’étrangères devant les juridictions compétentes.

Les participants à cette journée de droits de l’homme ont suivi trois exposés à savoir : Etat sanitaire d’urgence sanitaire, cadre
légal, sa portée et obligation de respecter les droits et libertés fondamentaux ; le rôle de la police dans la protection des droits de l’homme dans le cadre des mesures visant a lutter contre la propagation du covid-19 ; Le Covid-19 et protection des droits des
femmes au Nord Kivu.

Ces sujets ont été développés tour à tour par différents intervenants,
dont le procureur de la République, la police et la coalition des femmes de lutte contre les violences faites 0 la femme suivis d’échanges enrichissants.

Dans son exposé, le procureur de la République a dit que l’ordonnance présidentielle no 20 du 24 mars portant état d’urgence pour faire face au covid-19, est une exception de la Constitution ; en cas d’urgence, accepter que la liberté soit restreinte.

Le major Agnathe Muteba, conseiller juridique du général de la police, a quant lui condamné avec véhémence les cas de bavure commis par des policiers pendant l’opération de contrôle de port correct de masque, fait qu’il a attribué à l’insuffisance de formation de leurs éléments. ACP/ZNG/Awa