Présentation de la vision, des avancées et perspectives de la thématique tourbière

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Kinshasa, 18 décembre 2020 (ACP).-  Le ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo, a présenté, vendredi, lors d’une table ronde,  la vision nationale sur les tourbières à Kinshasa. Selon lui, cet atelier consiste à communiquer sur les messages clés relatifs aux tourbières de la RDC et donner les lignes directrices sur l’élaboration de la stratégie des tourbières

Le représentant adjoint de la Fao en RDC, Noukou Tall, a, dans son discours, fait savoir que son agence s’est senti honorée de participer à cette table ronde qui a consisté à présenter la vision, les avancées et les perspectives de la thématique tourbière en République Démocratique du Congo (RDC).

Il a rappelé que la cuvette centrale du bassin du Congo regroupant la RDC et le Congo est la plus grande tourbière tropicale du monde. Celle-ci couvre une superficie de près de 145000 km2 avec un stock de carbone estimé à 30 gigatonnes, soit l’équivalent de deux (2) ans d’émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), dont les 2/3 de cette tourbière, environ 101.500 Km2 , se trouvent en RDC.  Au niveau global, c’est en fin 2016, qu’est mise en place l’Initiative mondiale pour les tourbières (IMT). Lancée par la FAO, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) actuellement dénommé ONU Environnement et le Greifswald Mire Centre (GMC), ce projet qui regroupe la RDC, la République du Congo, l’Indonésie et le Pérou vise à évaluer, mesurer et préserver le carbone des tourbières.

Pour une gestion améliorée des tourbières

En effet, l’Initiative mondiale pour les tourbières (IMT) a commencé comme un partenariat de 13 membres fondateurs et en moins de 4 ans, le nombre est passé à près de 40 organisations partenaires internationales. Tous ces partenaires se sont engagés à travailler ensemble pour améliorer la conservation, la restauration et la gestion durable des tourbières à l’échelle mondiale sur la base d’une expérience locale fondée sur les meilleures données scientifiques et pratiques disponibles. C’est dans ce cadre que la troisième réunion de l’IMT s’est tenue en mars 2018 à Brazzaville, au cours de laquelle les Etats se sont engagés à investir dans des pratiques durables compatibles à la conservation des tourbières. C’est au terme de cette réunion que la RDC a lancé sa dynamique-pays sur la valorisation des tourbières.

A cet effet, un premier atelier national d’information sur les tourbières a été organisé en juillet 2019, à Kinshasa. A cette occasion, une feuille de route de la préparation du pays à la gestion des tourbières a été élaborée et reprend quelques interventions prioritaires dont la rédaction de la stratégie nationale devant prendre appui sur des options stratégiques levées sur base de données issues des études multisectorielles.  Cependant, l’élaboration de la stratégie nationale des tourbières exige de mettre en place une vision nationale sur cet écosystème. Il est de ce fait nécessaire de communiquer sur cette vision en présence de diverses parties prenantes.

Pour avoir monté l’Initiative globale sur les tourbières (IGT), la FAO avec l’appui multiforme de ses partenaires  a tenu à organiser des consultations en ligne afin de présenter et mieux faire connaitre ladite initiative qui présente la vision nationale sur les tourbières, les avancées et les perspectives de la thématique, ainsi que l’Initiative globe sur les tourbières seront présentées. Pour la FAO, la gestion durable des tourbières passe par l’identification des défis et des opportunités, la discussion sur l’inclusion des tourbières dans les mécanismes respectifs de politique climatique, tels que les Contributions déterminées au niveau national (CDN).

De son côté, M. Jean Jacques Bambuta, coordonnateur de l’Union de gestion des tourbières, a fait savoir qu’actuellement les tourbières de la RDC ne posent aucun problème du fait que l’écosystème est inondé et difficile d’y accéder. Toutefois, la RDC est disposée à protéger ces tourbières pour deux raisons, à savoir : maintenir l’apport incommensurable de ces écosystèmes à la régulation et à l’atténuation du climat mondial. Les tourbières sont des zones des productions de moyens de substance pour les communautés et les peuples autochtones, rappelle-t-on. ACP/Kayu/Nig