L’ancien président François Bozizé accusé de tentative de coup d’Etat

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(FILES) In this file photo taken on January 27, 2020 Former Central African Republic President Francois Bozize arrives prior his first press conference since his return at the Kwa Na Kwa headquarters in Bangui, Central African Republic (CAR), on January, 27, 2020. Former Central African Republic President François Bozize has officially announced on July 25, 2020 his candidacy for the December 2020 presidential election in Bangui, a high-risk poll in a country plunged into civil war since his overthrow of power in 2013. / AFP / FLORENT VERGNES

Kinshasa, 20 décembre 2020 (ACP).- A quelques jours du double scrutin présidentiel et législatif, en République Centre Afrique, François Bozizé, est désormais dans l’œil du cyclone. Bangui l’accuse de fomenter un coup d’Etat, en représailles à la décision de la Cour constitutionnelle qui a invalidé sa candidature à la présidentielle du 27 décembre, a-t-on appris dimanche des médias étrangers.

Selon ces sources, le gouvernement centrafricain soupçonne ses groupes armés dans les attaques qui ont lieu en ce moment dans les localités du nord-ouest.  »François Bozizé se trouve actuellement aux abords de la ville de Bossembélé à 150 km au nord-ouest de la capitale, dans l’intention manifeste de marcher avec ses hommes sur la ville de

Bangui« , a déclaré le porte-parole gouvernemental, Ange-Maxime Kaagui.

« Il s’agit manifestement d’une tentative de coup d’Etat que le gouvernement tient à dénoncer en cette période électorale« , a déclaré le porte-parole, faisant allusion aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre. M. Kazagui a accusé les troupes de François Bozizé d’avoir assassiné lâchement 3 gendarmes, ainsi qu’un militaire du génie, sans donner davantage de précisions.

Les leaders des trois principaux groupes armés qui occupent la grande majorité du territoire centrafricain et mènent une offensive dans le nord et l’ouest du pays, ont annoncé samedi leur fusion et la création d’une coalition.

Alors que le premier tour des élections présidentielle et législatives est prévu le 27 décembre, mais que l’opposition craint des fraudes massives, cette coalition menace désormais la capitale Bangui d’un blocus à distance. La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après la chute de François Bozizé en 2013, et les affrontements entre Séléka et milices chrétiennes et animistes antibalaka avaient fait des milliers de morts. ACP/CL/May