GLOBE chapitre RDC informe les parlementaires des résultats d’études sur la gouvernance REDD à Kinshasa

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Kinshasa, 21 déc.2020 (ACP).- Les parlementaires ont acquis des informations nécessaires de la part  de « GLOBE chapitre RDC »  pour mener des actions  législatives afin de  faire progresser la gouvernance des  forêts à travers un  processus relatif à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et   à la dégradation des forêts  debout ( REDD+) en RDC et le capital naturel  vers la mise en œuvre   de  l’agenda 2030.

Le représentant des parlementaires   de l’organisation mondiale des législateurs, Célestin Engelemba Bokuwe,  à  l’occasion de la présentation des résultats  d’études  gouvernance REDD et de la session de formation organisée les 18 et 19 décembre 2020  à Kinshasa, par  Chapitre Globe RDC dans le cadre du lancement du projet Fonds pour l’Environnement Mondial  (FEM6), a indiqué que ces actions doivent être menées eu égard aux vastes étendues des forêts et des ressources naturelles de la RDC susceptibles d’apporter du financement international  pour appuyer des efforts nationaux  en cette  matière.

« Pendant deux jours, nous avons pris part à une formation organisée par le chapitre national Globe RDC, une organisation mondiale des législateurs à l’intention des parlementaires », a- t-il dit, avant de  remercier les organisateurs de les avoir conviés à cette activité pour le renforcement des capacités dans le secteur de l’environnement en RDC.

Cette formation, a- t- il noté, tombe à point nommé, étant donné qu’en tant législateurs,  ils ont besoin de ce renforcement des capacités.

Le gouvernement appelé à donner au projet FEM6 des moyens conséquents

Pour sa part, le Coordonnateur de Globe RDC, Henri-Christin Longendja a appelé   le gouvernement à donner au projet des moyens conséquents qu’il a consentis, lors des négociations avec les Nations Unies pour la lutte contre le changement climatique et l’atteinte des objectifs du développement durable ( ODD) dans le cadre du« projet FEM6 GLOBE Législateurs »  dont la contrepartie congolaise  à verser était estimée à hauteur de  1 million de dollars américains.

Il a noté que la mise en application de la feuille de route élaborée pour chaque domaine notamment en matière de gouvernance liée à la REDD, à la  prise en compte de la dimension genre dans ce processus et à la comptabilité économique environnementale est tributaire de la volonté politique du gouvernement.

A une question, Henri-Christin Longendja a indiqué  que la rencontre a consisté à lancer officiellement le projet FEM6 au niveau de la RDC, en vue de renforcer les capacités de connaissances des députés et des sénateurs avec quelques notions de la législation, de l’analyse des défis en terme de la législation et de la question relative au processus concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et   à la dégradation des forêts  debout ( REDD+) en RDC et la question de l’économie environnementale.

Il était aussi question, a- t- il expliqué, de rendre publics les résultats des études menées au niveau de son organisation sur, l’analyse des défis en terme de la législation devant appuyer le processus REDD, la prise en compte des sauvegardes de Cancun et du genre ainsi que sur la comptabilité économique environnementale au regard du poids des ressources naturelles dont la RDC regorge.

Parlant de l’implication des parlementaires dans cette dynamique, il a souligné que cette thématique permettra aux députés et sénateurs   qui légifèrent à l’hémicycle sur les questions d’intérêt national de s’y pencher. « La richesse de la RDC réputée « Scandale géologique et pays riche  n’a jamais fait l’objet d’une évaluation et ce qui est à son actif environnementale n’est pas connue en réalité », a-t-il dit.

Selon lui, cette notion de comptabilité économique environnementale n’est pas prise en compte dans les politiques publiques même en matière de planification et de la budgétisation, voire au niveau des universités.

C’est pour cette raison, a- t- il précisé, que Globe international a lancé cette thématique qui sous d’autres cieux comme au Guatemala et en Gambie, apporte beaucoup des dividendes et drainent des financements au niveau de ces pays, boustant ainsi leur PIB national.

«Il est important aujourd’hui que les politiques publiques en matière de planification et de budgétisation ainsi qu’en matière de  législation tiennent compte de la comptabilité économique environnementale »,  a laissé  entendre le coordonnateur de Globe RDC, reconnaissant qu’une fois cette culture est  instaurée en RDC, celle-ci montrera à la face du monde qu’elle est réellement un pays riche. ACP/Kayu/Nig/May