Le n°3 de la Revue interdisciplinaire d’études francophones consacrée à la découverte des écrivaines congolaises

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Kinshasa, 30 déc. 2020 (ACP).- La faculté des Lettres et sciences humaines de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) vient de publier aux éditions « Presses universitaires de Kinshasa », le n°3 de la Revue interdisciplinaire d’études francophones (RINTEF), consacrée à la découverte des écrivaines congolaises, indique un document du Pr Gabriel Sumaili Ngaye-Lussa, directeur de la RINTEF, parvenu, mercredi, à l’ACP.

Ecrivain de son état, le Pr Sumaili relève que l’éclosion des talents féminins dans le domaine de la création littéraire est un phénomène qui marque  plus d’un acteur culturel à cause particulièrement de « la vitalité des écritures féminines, à cette passion d’écrire, à ce besoin de communiquer qui pousse nos compatriotes à exprimer par la plume ce que vit la société ».

Cette publication, note-t-il, est un hommage rendu à nos compatriotes écrivaines afin, d’une part, de les encourager à mener à bout leurs initiatives au niveau de la création littéraire et, d’autre part, d’éveiller le goût de la lecture auprès des jeunes (filles et garçons) en cours de formation et de susciter  les talents en vue de l’éclosion de nouvelles voix féminines.

La RINTEF, à travers cet hommage, fait découvrir plus de 70 femmes de lettres parmi lesquelles : 10 critiques littéraires et 62 romancières, nouvellistes, poétesses, dramaturges et conteuses, les unes vivant au pays, d’autres à l’étranger et le Pr Sumaili de signaler que la liste est longue, depuis Nele Mirian, une métisse née à Lisala d’une mère congolaise et d’un père belge qui publia en 1935 son recueil « Poèmes et chansons ».

Dans le cadre de cet hommage à l’écrivaine congolaise, il cite celles qui se sont distinguées à l’instar de Clémentine Faïk-Nzuji Madiya, Elisabeth-Françoise Mweya Tol’Ande et des cadettes comme Josiane Mbaki Nsona, Marie Justine Kalunga Bibi qui ont publié des romans.

Des talents exprimés dans les différents genres littéraires

Par ailleurs, le Pr Sumaili souligne le fait que nos écrivaines ont suivi de bonnes études dans les domaines des lettres, des sciences de l’information et communication ou encore de droit qui leur permettent d’aborder tous les genres littéraires. C’est ainsi qu’on retrouve les Marie-Caroline Nzuji,  Sudila Mwembe, Tina Ngal (contes),  Marthe Diur N’Tumb, Odia Kadima-Nzuji, Annie Basi Biasi (théâtre), Emilie-Flore Fiagnond, Nancy Kawaya (autobiographie), Béatrice Makaya Samba, Joëlle Sambi Nzeba, Jeanne Nkomba (nouvelles), Stéphanie Boale-Manfroy, Rachel Lilombe (anthologie) et la catégorie roman largement représentée par Ange Kasongo Adihe,  Yolande Elebe  ma Ndembo,  Emilie Mayabu, Wivine N’landu Kayidi, Marie Eugénie Mpongo, etc.

Le Pr Sumaili relève un fait rare, celui d’écrivaines filles d’écrivains illustré par Yolande Elebe ma Ndembo (fille du romancier et poète Elebe ma Ekonzo), Tina Ngal (fille du romancier et célèbre critique littéraire Georges Ngal Mbwil-a-Mpaang) et la jeune poétesse Ursule Douce Ngalya Djungu (fille du romancier Charles Djungu Simba).ACP/Kayu/CKM