Les scientifiques craignent l’apparition de nouveaux virus dans les forêts du Congo

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Kinshasa, 30 décembre 2020 (ACP).-  Des experts de l’Organisation des Nations Unies craignent l’apparition de nouveaux virus dans les forêts du Congo et  affirment que les pandémies de l’ampleur du Covid-19 allaient continuer d’émerger pour se répandre rapidement et tuer plus de gens, indique le site de l’OMS.

Ces pandémies auront un impact dévastateur sans précédent sur l’économie mondiale, précise l’OMS en soulignant qu’après l’annonce de la fin de la 11ème épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, les autorités restent sur leurs gardes.

Le pays n’est pas à l’abri de l’émergence de nouveaux virus au regard d’un cas d’une patiente atteinte de fièvre hémorragique hospitalisée dans la ville d’Ingende, après avoir ressenti plusieurs symptômes qui ressemblent à ceux causés par le virus Ebola. Les scientifiques craignent cependant qu’il s’agisse d’une nouvelle maladie.

La patiente a été testée pour d’autres maladies présentant les mêmes symptômes, mais les résultats sont tous revenus négatifs. Selon le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, qui a contribué à la découverte du virus Ebola en 1976, il existe un nombre encore inconnu de virus potentiellement mortels concentrés dans les forêts tropicales du continent africain.

«Nous sommes désormais dans un monde où de nouveaux agents pathogènes vont apparaitre. Cela constitue une menace pour l’humanité», affirme-t-il. Le climat chaud et humide des forêts tropicales est en effet un terrain propice à la prolifération de bactéries et de virus.

Après les tragiques épidémies d’Ebola qui ont fait plus de 2.200 morts en RDC dans  deux ans, les autorités restent aux aguets.

L’Institut national de Recherche Biomédicale (INRB) de Kinshasa est le premier collaborateur de l’OMS en RDC qui grâce à ses équipements de pointe, est considéré comme un système mondial d’alerte «précoce» de nouvelles épidémies, et travaille avec des organismes du monde entier pour étudier et endiguer ces maladies.

L’OMS note que  des «chasseurs de virus» se rendent dans les forêts pour capturer des animaux, notamment des chauves-souris, pour chercher la présence d’Ebola ou d’autres virus en RDC dans la mesure où les contacts entre ces bêtes et  les hommes sont particulièrement visés par ces scientifiques, car elles peuvent être à l’origine de maladies à l’ampleur mondiale, comme le Sida (transmission du virus du singe à l’homme).

Ces contacts, précise-t-on,  sont de plus en plus fréquents entre les hommes et les animaux, notamment à cause de la déforestation, l’agriculture et le trafic d’animaux sauvages, ce qui augmente les risques de transmissions de virus d’une espèce à l’autre.

L’ONU a également indiqué que la quasi-totalité des pandémies du monde sont des zoonoses, c’est-à-dire des maladies qui se transmettent de l’animal à l’homme. ACP/Kayu/KJI/CKM