Des chefs de groupes armés centrafricains impliqués dans la déstabilisation du pays relevés de leurs fonctions publiques

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Kinshasa, 1er janvier 2021 (ACP).- Des chefs de groupes armés centrafricains nommés conseillers militaires à la Primature en charge d’unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) viennent d’être relevés de leurs fonctions pour avoir tenté de déstabiliser le pays, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence centrafricaine relayé par des médias étrangers.

Il s’agit de Bi Sidi Souleymane pour la zone nord-ouest, de Mahamat Hamat Alhissène pour la zone centre-nord et d’Ali Ndarassa pour la zone  nord-est, nommés conformément à certaines dispositions de l’accord de paix signé en février 2019 entre l’Etat et quatorze groupes armés. Un membre du gouvernement, Maxime Mokom, naguère ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), a également été relevé de ses fonctions.

Cherchant à compromettre les scrutins présidentiel et législatif du 27 décembre dernier, des groupes armés, réunis dans une nouvelle alliance baptisée Coalition des patriotes pour le changement, ont lancé une offensive dans de nombreuses villes du pays, apeurant ainsi des électeurs qui n’ont pas pu se rendre aux urnes. Du matériel électoral a également été détruit dans plusieurs localités.

Lors d’une réunion mercredi dernier avec les partenaires de la Centrafrique, le Premier ministre Firmin Ngrébada envisageait déjà des réponses à apporter aux comportements des groupes armés signataires de l’accord de paix de janvier 2019 et de voir dans quelle mesure réfléchir pour traduire en justice les auteurs, coauteurs et complices de la tentative de déstabilisation du pays. ACP/nig